Les États-Unis attribuent à L3Harris un contrat de 500 millions de dollars pour des avions militaires essentiels


Principaux renseignements

  • L3Harris Technologies recevra 500 millions de dollars (437 millions d’euros) pour assurer la maintenance d’avions essentiels au suivi des missiles.
  • Les observatoires à haute altitude fournissent les données visuelles haute résolution nécessaires pour vérifier l’efficacité des intercepteurs.
  • Cet investissement à long terme garantit la fiabilité des boucliers de défense antimissile du pays.

Le ministère américain de la Défense a conclu un accord à long terme avec L3Harris Technologies pour assurer la maintenance d’une flotte spécialisée d’avions essentiels à l’évaluation des performances des intercepteurs de missiles.

Par l’intermédiaire de sa division Aeromet située à Tulsa, dans l’Oklahoma, le sous-traitant de la défense recevra jusqu’à 500 millions de dollars pour soutenir l’initiative « Flight Test Airborne Sensors » (capteurs aéroportés pour essais en vol) de l’Agence de défense antimissile. Ce contrat, qui s’étend de septembre 2026 à septembre 2036, porte sur l’entretien des avions et des capteurs de pointe, la planification des missions et les mises à jour techniques nécessaires.

Observatoires à haute altitude

Ces avions spécialisés, appelés «observatoires à haute altitude» (HALO), font office de stations de surveillance en altitude. Alors que les radars assurent un suivi de base, les avions HALO utilisent des capteurs infrarouges et électro-optiques sophistiqués pour capturer des images haute résolution et des données de vol précises.

Ce niveau de détail est essentiel pour permettre aux ingénieurs de déterminer si un intercepteur a neutralisé une cible avec succès ou s’il l’a manquée, fournissant ainsi un niveau de preuve visuelle que le radar seul ne peut offrir.

Données essentielles

Les données recueillies par ces plateformes volantes sont fondamentales pour la sécurité nationale et les décisions budgétaires. En analysant les résultats de ces essais, les responsables peuvent identifier les failles du système, affiner la conception des missiles et déterminer si les défenses protégeant le personnel et les villes américaines sont réellement fiables.

Sans ces capteurs aéroportés, l’Agence de défense antimissile ne disposerait pas des éléments de confirmation nécessaires pour vérifier que ses coûteux systèmes de défense fonctionnent comme prévu.

Un investissement à long terme

Ce nouvel accord représente une extension significative par rapport à un précédent contrat de 2021, dont la valeur s’élevait à environ 173 millions de dollars (150 millions d’euros). L’augmentation substantielle tant du financement que de la durée de dix ans suggère que le Pentagone considère cette capacité d’observation comme une nécessité permanente et croissante.

Plutôt que de mettre progressivement fin au programme, le gouvernement renforce son engagement en faveur de l’utilisation de ces aéronefs équipés de capteurs afin de garantir l’efficacité continue des boucliers antimissiles du pays. (fc)

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