Les cours du pétrole brut reculent alors que l’OPEP+ relève ses objectifs de production


Principaux renseignements

  • Les cours du pétrole brut ont reculé alors que l’OPEP+ a relevé ses objectifs de production.
  • Le rétablissement des chaînes d’approvisionnement dans le Golfe entraîne une augmentation des volumes mondiaux de pétrole.
  • La Russie a accru ses exportations de brut pour compenser les pertes subies par ses raffineries nationales.

Les cours du pétrole brut ont légèrement baissé lundi, sous l’influence de la décision de l’OPEP+ d’augmenter ses objectifs de production à compter du mois d’août. Cette tendance intervient alors que les expéditions des principaux exportateurs transitant par le détroit d’Ormuz commencent à se stabiliser, ce qui pourrait accroître le volume global de pétrole disponible à l’échelle mondiale.

À 10 h 04, le prix du Brent a baissé à 71,28 dollars le baril, tandis que celui du WTI a reculé à 68,00 dollars le baril.

Prudence géopolitique

Le marché est resté relativement stagnant la semaine dernière, suivant une tendance générale à la baisse. Les investisseurs se sont fortement concentrés sur la dynamique diplomatique entre Washington et Téhéran concernant le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz, tout en surveillant la reprise des exportations en provenance de la région du Golfe.

Selon Tim Waterer, analyste en chef chez KCM Trade, les acteurs du marché font actuellement preuve de prudence, attendant de voir si les relations entre les États-Unis et l’Iran seront stables ou erratiques après le week-end férié américain.

Ajustements de production de l’OPEP+

En ce qui concerne les niveaux de production, l’OPEP et ses partenaires, dont la Russie, se sont engagés dimanche à relever leurs objectifs de production quotidiens de 188 000 barils à compter du mois d’août, après des ajustements similaires pour juin et juillet.

Toutefois, ces augmentations sont restées largement théoriques en raison du conflit entre les États-Unis, Israël et l’Iran, qui avait auparavant bloqué les pétroliers provenant de grands producteurs tels que l’Irak, l’Arabie saoudite et le Koweït.

Tony Sycamore, d’IG, a noté que ces chiffres correspondaient aux prévisions, mais a suggéré qu’ils pourraient avoir peu d’impact immédiat, car les quotas ne sont toujours pas pleinement respectés, la production se remettant progressivement de la guerre. Par ailleurs, les Émirats arabes unis ont officiellement quitté l’OPEP le 1er mai.

Reprise des chaînes d’approvisionnement du Golfe

Malgré les perturbations antérieures, les pays du Golfe rétablissent désormais les chaînes d’approvisionnement qui avaient été interrompues pendant le conflit. Un sondage de Reuters a indiqué que la production de l’OPEP avait augmenté de 3,3 millions de barils par jour en juin, atteignant 19,43 millions de bpd et rebondissant après avoir touché son plus bas niveau depuis vingt ans.

Alors que les exportations du Golfe ont bondi de plus de 3 millions de barils en juin par rapport à mai – dépassant les 10 millions de barils par jour – , elles restent néanmoins inférieures de 40 pour cent aux niveaux observés avant la guerre.

Hausse des exportations russes

Dans le même temps, la Russie a enregistré en juin des expéditions de brut record depuis ses ports occidentaux. Les experts du secteur s’attendent à ce que cette tendance se poursuive en juillet, les frappes de drones ukrainiens sur les raffineries russes ayant contraint Moscou à augmenter ses exportations de pétrole brut.

(at)

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