Les parcs nationaux des États-Unis ne doivent plus mentionner l’esclavage et le changement climatique


Principaux renseignements

  • Une cour d’appel de Boston a autorisé le retrait des expositions sur l’esclavage et le changement climatique des parcs nationaux.
  • L’administration Trump affirme que ces suppressions visent à éliminer toute idéologie partisane afin de rétablir la vérité historique.
  • Des experts scientifiques avertissent que la suppression des données climatiques nuit à la compréhension du public lors de crises météorologiques extrêmes.

Une cour d’appel fédérale de Boston a ouvert la voie à l’administration Trump pour qu’elle retire des parcs nationaux américains les expositions éducatives consacrées à l’esclavage et au réchauffement climatique. Cette décision annule temporairement une précédente injonction judiciaire qui obligeait le gouvernement à remettre en place de nombreuses expositions que l’administration estimait présenter les États-Unis sous un jour défavorable.

« Rétablir le bon sens et la vérité »

La stratégie actuelle découle d’un décret présidentiel affirmant que la suppression de ces contenus est nécessaire pour rétablir « le bon sens et la vérité » dans les récits historiques de la nation.

En vertu de cette directive, le ministère de l’Intérieur, dirigé par le secrétaire Sough Burgum, a été chargé d’éliminer toute « idéologie partisane » et tout matériel jugé critiquer de manière inappropriée l’expérience américaine.

Battles juridiques

Cette mesure s’est heurtée à une forte opposition de la part d’une coalition d’organisations, notamment l’Union of Concerned Scientists et la National Parks Conservation Association. Ces groupes ont fait valoir devant les tribunaux que les parcs nationaux devaient fonctionner comme de véritables pôles éducatifs reflétant à la fois les succès et les tragédies du passé du pays. Alors qu’un tribunal de première instance avait initialement donné raison à ces ONG en juin — ordonnant la remise en place des panneaux dans un délai de trois semaines —, la cour d’appel a récemment infirmé cette décision, estimant que l’absence de ces panneaux ne constituait pas un « préjudice irréparable ».

Effacement de l’histoire et de la science

Parmi les exemples concrets de cet effacement figure le retrait des données climatiques du parc national d’Acadia, dans le Maine. Ces panneaux avertissaient auparavant les touristes de la hausse des températures et de la fréquence accrue des tempêtes violentes.

De plus, le ministère de l’Intérieur a ciblé des images historiques, telles que la photographie de 1863 intitulée « Scourged Black », qui représente le dos marqué de cicatrices d’un esclave nommé Peter.

Sensibilisation du public

Ces évolutions juridiques coïncident avec une période de chaleur extrême à travers les États-Unis. À New York, les autorités ont exhorté les citoyens à se mettre à l’abri face à des températures record, et des urgences médicales liées à la chaleur ont déjà été signalées. Des experts de la Columbia University Climate School soulignent que, bien que ces phénomènes météorologiques soient des conséquences directes du changement climatique, la capacité du public à comprendre ce lien est réduite lorsque les informations scientifiques officielles sont retirées des espaces publics.

Suivez également Business AM sur Google Actualités

Si vous souhaitez accéder à tous les articles, abonnez-vous ici !

(ns)(fc)

Ajoutez fr.businessam.be en tant que source préférée sur Google
Plus