Les coupes budgétaires de l’UE pourraient entraver la modernisation, met en garde la Commission européenne


Principaux renseignements

  • La Commission européenne met en garde contre le fait que les coupes budgétaires freineront de nouvelles initiatives essentielles.
  • Les États membres partisans de l’austérité s’affrontent au sujet de réductions spécifiques des financements destinés aux secteurs régionaux et agricoles.
  • Le financement commun de l’UE réduit les coûts nationaux individuels en matière de défense et de sécurité énergétique.

La Commission européenne a mis en garde les États membres contre toute réduction drastique du budget européen proposé pour la période 2028-2034, arguant qu’une telle mesure entraverait la capacité de l’Union à relever les défis actuels. Piotr Serafin, commissaire chargé du budget, a souligné la contradiction entre la poursuite d’un plan financier « frugal » et le maintien d’un plan « moderne ». Il a averti que toute tentative de minimiser les dépenses entraînerait probablement la suppression de nouvelles initiatives essentielles.

Priorités nationales contradictoires

Cette tension est apparue à la suite d’une suggestion de Chypre visant à réduire de 2 pour cent le cadre budgétaire proposé de 1 760 milliards d’euros, en ciblant spécifiquement des secteurs tels que les affaires étrangères et la compétitivité. Bien que cette proposition spécifique ait été contestée par des pays fiscalement conservateurs tels que la Suède, l’Allemagne et les Pays-Bas, ces pays « frugaux » cherchent à obtenir des coupes encore plus substantielles, notamment dans les domaines du développement régional et des subventions agricoles.

Augmentation des charges financières pesant sur les citoyens européens

Serafin a en outre affirmé que la réduction du budget collectif pourrait, paradoxalement, alourdir la charge financière pesant sur les citoyens. Il a expliqué que si l’UE ne finance pas des domaines essentiels tels que la sécurité énergétique, la recherche et la défense, les États membres seront contraints d’assumer ces coûts de manière indépendante.

Étant donné que les coûts d’emprunt sont plus élevés au niveau national et que les efforts risqueraient d’être dupliqués, la collaboration au sein de l’UE apparaît comme une stratégie plus rentable.

Un accord définitif avant la fin de l’année ? 

À l’avenir, l’Irlande devrait présenter une proposition de budget révisée lors d’un sommet prévu en octobre. Le président du Conseil européen, António Costa, a exprimé le souhait de parvenir à un accord définitif d’ici la fin de l’année.

Costa a souligné que pour que l’UE atteigne ses objectifs en matière de sécurité, de soutien aux agriculteurs et de compétitivité économique, ses ressources financières doivent être à la hauteur de ses ambitions stratégiques.

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(ns)

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