La hausse des prix des maisons et des appartements pèse encore davantage sur le pouvoir d’achat immobilier des Belges


Principaux renseignements

  • Les prix de l’immobilier en Belgique ont progressé de 0,9 pour cent au deuxième trimestre 2026, malgré un ralentissement général du marché.
  • La hausse des taux hypothécaires et de l’inflation a considérablement érodé le pouvoir d’achat des ménages.
  • Les biens immobiliers situés sur le littoral restent les plus chers, malgré un ralentissement de la dynamique de croissance.

Le marché immobilier belge traverse actuellement une période de transition. Au deuxième trimestre 2026, les prix immobiliers nationaux ont enregistré une légère hausse de 0,9 pour cent, portant le coût moyen au mètre carré à 2 421 euros. C’est ce qui ressort d’une étude réalisée par Immoweb. Bien que cela représente une légère hausse par rapport à la croissance de 0,6 pour cent enregistrée au trimestre précédent, il s’agit d’un ralentissement significatif par rapport à la hausse de 1,5 pour cent observée au cours de la même période en 2025. Les maisons individuelles ont été le moteur de cette tendance avec une hausse de 1,0 pour cent, tandis que les appartements ont progressé plus lentement, à 0,7 pour cent.

Des logements nettement plus chers sur la côte

Les biens immobiliers côtiers continuent de bénéficier d’une prime, avec un prix moyen de 4 245 euros par mètre carré, soit environ 36 pour cent de plus que la moyenne nationale. Les prix dans les zones balnéaires ont augmenté de 3,4 pour cent au cours de l’année écoulée, bien que cette dynamique ait récemment commencé à s’essouffler, en particulier pour les biens les plus éloignés du littoral.

Disparités régionales des prix

Les disparités régionales restent manifestes. La Flandre est actuellement la région la plus dynamique, avec une hausse des prix de 1,0 pour cent. À l’inverse, la Wallonie a connu le ralentissement le plus marqué, la croissance tombant à 0,7 pour cent contre 1,7 pour cent l’année précédente.

Bruxelles a également connu un ralentissement, avec une hausse de 0,7 pour cent contre 0,9 pour cent l’année précédente. En Wallonie, les provinces du Luxembourg et du Hainaut ont affiché des performances supérieures à la moyenne, tandis que Liège est restée la moins dynamique.

Facteurs à l’origine du ralentissement du marché

Plusieurs facteurs ont contribué à ce ralentissement du marché. Le deuxième trimestre de 2025 a été marqué par un véritable « printemps immobilier », soutenu par la baisse des taux hypothécaires et la réduction des droits d’enregistrement en Flandre et en Wallonie. D’autre part, le conflit au Moyen-Orient, qui a éclaté fin février 2026, a engendré une nouvelle incertitude sur les marchés financiers. Cela a entraîné une hausse des taux hypothécaires et un ralentissement progressif du marché immobilier.

« Le printemps immobilier de 2025 a établi une base de comparaison exceptionnellement élevée. Aujourd’hui, le marché reste résilient, mais il évolue dans un contexte où les coûts de financement et les incertitudes géopolitiques pèsent davantage sur la demande », explique Jonathan Frisch, économiste chez Immoweb.  

Impact sur le pouvoir d’achat des ménages

Cette combinaison de hausse des taux et des prix de l’immobilier a érodé le pouvoir d’achat des ménages belges. La capacité d’achat moyenne est tombée à 105 mètres carrés, frôlant le seuil des 100 mètres carrés pour la première fois depuis fin 2023.

Par exemple, une famille consacrant 1 500 euros par mois au remboursement d’un prêt sur 25 ans pourrait emprunter environ 15 000 euros de moins en juin 2026 qu’elle n’aurait pu le faire en juin 2025. En conséquence, le volume des nouveaux prêts hypothécaires a baissé d’environ 11 pour cent entre janvier et mai 2026 par rapport à l’année précédente.

Un retour à des taux d’intérêt bas semble peu probable 

À l’avenir, l’évolution des taux d’intérêt reste liée à l’inflation et à la diplomatie internationale. Si les récentes négociations entre les États-Unis et l’Iran ont apaisé les marchés et fait baisser les cours du pétrole, les prévisions d’inflation avoisinant les 3 pour cent pour 2026 continuent d’exercer une pression à la hausse sur les taux.

Pour y remédier, la Banque centrale européenne a relevé son taux directeur de 0,25 point de pourcentage en juin 2026. Les experts estiment que, même si le marché reste résilient, les coûts d’emprunt futurs seront influencés par les défis structurels de la Belgique en matière de finances publiques et par d’éventuels chocs inflationnistes, ce qui rend peu probable un retour à des taux d’intérêt très bas à court terme.

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(ns)

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