Principaux renseignements
- Selon Shell, l’offre mondiale de GNL devrait stagner en 2026 après une décennie de croissance.
- L’instabilité géopolitique au Moyen-Orient menace les voies d’exportation essentielles.
- Les dégâts subis par les infrastructures au Qatar retardent le rétablissement des capacités de production.
Selon le dernier rapport « LNG Outlook 2026 », Shell prévoit que l’offre mondiale de gaz naturel liquéfié restera stable en 2026, mettant fin à une période de croissance qui a duré plus de dix ans. Cette stagnation est principalement attribuée à l’instabilité géopolitique au Moyen-Orient, qui a gravement entravé la distribution.
L’impact du détroit d’Ormuz
Le géant de l’énergie prévoit que les niveaux d’approvisionnement pourraient même baisser si le détroit d’Ormuz restait fermé pendant une période prolongée, car ce passage représente environ 20 pour cent des exportations mondiales.
Même si la voie maritime était rouverte cet été, Shell souligne que les installations de production auraient besoin d’environ six à huit semaines pour retrouver leur pleine capacité. La société détient une participation directe dans le complexe de Ras Laffan au Qatar, où plusieurs unités de production ont été endommagées par des frappes de missiles iraniens en mars.
Prévisions contradictoires
Alors que Shell s’attend à ce que le marché recommence à croître d’ici 2027, d’autres organisations telles que l’Agence internationale de l’énergie et le groupe Vitol adoptent une vision plus prudente, suggérant que les pénuries d’approvisionnement pourraient persister pendant encore deux ans.
Malgré la mise en service de nouvelles usines d’exportation, notamment aux États-Unis, le Qatar indique que près de 17 pour cent de ses infrastructures nécessitent des réparations à long terme en raison des dégâts causés par la guerre. De plus, les spécialistes préviennent que les nouveaux projets régionaux pourraient subir des retards importants.
Obstacles opérationnels
Bien qu’un accord diplomatique entre les États-Unis et l’Iran visant à rouvrir le détroit d’Ormuz ait permis une reprise du transport maritime, le contexte régional reste instable. Les récentes attaques contre des navires de transport ont déjà provoqué une flambée des prix de référence du gaz.
Parallèlement, le Qatar n’a pas encore retrouvé ses niveaux de production habituels après les attaques de mars, et l’usine de liquéfaction de gaz « Pearl » de Shell reste hors service après avoir été touchée pendant le conflit.
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(ns)

