Principaux renseignements
- Le gouvernement flamand propose une aide financière et un allègement de la dette afin d’encourager les fusions municipales volontaires.
- Des subventions échelonnées prévoient un financement par habitant plafonné entre 16 et 20 millions d’euros.
- Une nouvelle législation empêche les recours juridiques de bloquer le processus de regroupement.
Le gouvernement flamand a approuvé un dispositif d’aide financière destiné à encourager les communes à fusionner de manière volontaire. Selon la ministre de l’Intérieur, Hilde Crevits, la région aidera désormais les administrations locales qui fusionnent en prenant en charge une partie de leurs dettes existantes et en couvrant les dépenses de fonctionnement liées à la transition.
Des subventions inférieures à celles accordées par le gouvernement précédent
Le montant de l’allègement de la dette est calculé en fonction de la population des entités qui fusionnent. Pour les communes de moins de 20 000 habitants, l’aide est fixée à 300 euros par personne. Ce montant passe à 400 euros pour celles comptant entre 20 000 et 30 000 habitants, et à 500 euros pour celles situées entre 30 000 et 40 000 habitants.
Pour les communes plus importantes comptant plus de 40 000 habitants, la subvention par habitant diminue. Si l’allègement maximal est généralement de 16 millions d’euros, ce plafond passe à 20 millions d’euros en cas de fusion de trois communes ou plus. Il convient de noter que ces montants sont nettement inférieurs à la limite de 50 millions d’euros proposée par le gouvernement précédent.
Réformes juridiques
Afin de couvrir les coûts concrets liés à la fusion, tels que les mises à niveau informatiques et les ajustements en matière de personnel, deux communes fusionnantes recevront ensemble 1 million d’euros. Une somme supplémentaire de 250 000 euros est allouée pour chaque partenaire supplémentaire impliqué dans la fusion.
Par ailleurs, la ministre Crevits met en place des modifications législatives visant à minimiser les risques et les obstacles. Par exemple, les recours juridiques concernant les résultats électoraux ne pourront plus retarder le processus de fusion, ce qui résout les problèmes rencontrés à Hasselt et à Wingene en 2024.
Augmentation du nombre de fusions
Cette initiative s’inscrit dans une tendance à la consolidation croissante. Après la création de sept nouvelles entités en 2019, une vague plus récente a vu 28 communes se regrouper en 13 nouvelles entités administratives, comme l’union de Merelbeke et Melle.
Malgré cela, la Flandre compte toujours 285 communes, un nombre que les experts jugent trop élevé par rapport aux Pays-Bas, ce qui pourrait affaiblir la capacité administrative en raison de la petite taille de nombreuses localités.
Le gouvernement Diependaele continue de s’opposer aux fusions forcées
Malgré ces incitations, le gouvernement Diependaele reste opposé aux fusions forcées ou à la suppression des administrations provinciales, en grande partie en raison de la résistance du parti CD&V. La ministre Crevits a souligné que les regroupements réussis ne peuvent être imposés d’en haut.
Elle a affirmé que les collectivités locales devraient disposer de l’autonomie nécessaire pour trouver un équilibre entre efficacité et taille d’une part, et soutien de la communauté et accessibilité d’autre part, promettant que celles qui choisissent de fusionner volontairement bénéficieront du soutien financier nécessaire.
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(ns)

