Principaux renseignements
- John Bolton a plaidé coupable d’avoir illégalement conservé des données relatives à la défense nationale.
- Les procureurs fédéraux ont abandonné la plupart des chefs d’accusation en échange de ce plaidoyer.
- De nombreux détracteurs politiques font l’objet de poursuites fédérales sous l’actuelle administration.
John Bolton, qui a occupé le poste de conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump d’avril 2018 à septembre 2019, a reconnu avoir commis le délit de détention de données relatives à la défense nationale. Lors d’une audience qui s’est tenue vendredi matin devant un tribunal fédéral du Maryland, Bolton a exprimé ses regrets au juge Theodore Chuang tout en plaidant coupable. En raison du caractère sensible des informations en cause, certaines parties de la procédure judiciaire à Greenbelt se sont déroulées à huis clos.
Sanctions encourues
L’ancien responsable encourt actuellement une peine pouvant aller jusqu’à cinq ans d’emprisonnement et une amende d’un montant total de 2,25 millions de dollars ; son prononcé de peine est prévu pour le 28 octobre. Alors qu’un grand jury avait initialement inculpé Bolton en octobre de dix chefs d’accusation pour détention et de huit chefs d’accusation pour transmission de documents classifiés, les procureurs du gouvernement ont déclaré que toutes les autres accusations seraient abandonnées lors du prononcé de la peine.
Cette action en justice fait suite à une série de perquisitions menées le 22 août par le FBI sur son lieu de travail à Washington, D.C. et à son domicile de Bethesda.
Répression généralisée contre les détracteurs politiques
Bolton fait partie d’un groupe d’éminents détracteurs du président qui ont fait l’objet de mises en accusation fédérales depuis la deuxième investiture de Trump en janvier 2025. Ce groupe comprend également l’ancien directeur du FBI James Comey et Letitia James, procureure générale de New York.
Comey a d’abord été accusé d’entrave à la justice et de malhonnêteté concernant son témoignage devant le Sénat, tandis que James a dû faire face à des allégations de fraude bancaire et de fausses déclarations concernant l’achat d’un bien immobilier en Virginie.
Les recours judiciaires de Comey et James
Bien qu’un juge ait rejeté en novembre les premières poursuites contre Comey et James en raison de la nomination irrégulière du procureur principal, Comey a ensuite été mis en examen en Caroline du Nord le 28 avril.
Cette nouvelle accusation porte sur une menace présumée contre la vie de Trump via une publication énigmatique sur Instagram. James et Comey ont tous deux clamé leur innocence, affirmant que le ministère de la Justice les ciblait injustement en raison de leurs divergences politiques avec le président.
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(ns)

