Principaux renseignements
- Binance suspendra la plupart de ses services dans l’Union européenne la semaine prochaine en raison de l’échec de sa demande de licence en Grèce.
- Les délais réglementaires obligent les utilisateurs concernés à retirer leurs fonds immédiatement.
- Les concurrents tentent désormais de séduire ces clients perdus.
N’ayant pas réussi à obtenir l’autorisation d’exploitation nécessaire, Binance s’apprête à suspendre ses services pour les utilisateurs de l’Union européenne à partir de la semaine prochaine. Le Financial Times rapporte que la tentative de la plateforme de cryptomonnaies d’obtenir, via la Grèce, une licence régionale étendue a échoué. En vertu du règlement sur les marchés d’actifs cryptographiques, toutes les entreprises du secteur des actifs numériques doivent être titulaires d’une licence avant le 1er juillet pour éviter des sanctions juridiques.
Recherche de nouvelles options d’agrément
Face à cette situation, Binance a indiqué à CNBC qu’elle prévoyait de solliciter une autorisation dans un autre pays de l’UE, la France étant citée comme candidate probable.
Toutefois, une telle autorisation ne devrait pas être accordée avant la date butoir de juillet qui approche à grands pas. Par conséquent, les utilisateurs de pays tels que l’Espagne, l’Italie, la Pologne et la France — où la plateforme détient des licences locales individuelles — ont déjà été informés par e-mail de la procédure à suivre pour retirer leurs fonds.
Binance continue de croire en la validité de son agrément
L’entreprise a affirmé qu’elle prenait les mesures nécessaires pour garantir sa mise en conformité d’ici début juillet. Tout en reconnaissant que certains clients seront affectés, Binance s’est dite confiante dans sa capacité à obtenir une licence valide dans un avenir proche et a promis une communication claire concernant cette transition.
Les concurrents saisissent l’occasion
Ces difficultés réglementaires ont ouvert une brèche aux concurrents. Le fondateur de Bitpanda, Eric Demuth, a souligné l’importance de privilégier la protection des consommateurs et la confiance plutôt que la croissance rapide, suggérant que le moment était idéal pour les utilisateurs de passer sur sa plateforme.
De même, le fondateur d’OKX, Star Xu, a tiré parti de la situation pour promouvoir les solutions fiables de sa société en matière de fintech et de cryptomonnaies.
Une histoire de tourmente juridique
Cette crise actuelle fait suite à une série de batailles juridiques pour cette plateforme mondiale. Depuis 2021, il lui est interdit d’opérer au Royaume-Uni. En 2023, l’entreprise a versé plus de 4,3 milliards de dollars (3,8 milliards d’euros) d’amendes au gouvernement américain après avoir reconnu avoir enfreint les sanctions et s’être rendue coupable de blanchiment d’argent.
Par ailleurs, les autorités françaises ont ouvert l’année dernière une enquête sur une éventuelle complicité de blanchiment d’argent, une accusation que l’entreprise nie. Fondée en 2017 par Changpeng Zhao, la plateforme d’échange a connu d’importants bouleversements au sein de sa direction ; Zhao a été incarcéré pour blanchiment d’argent en 2024, avant d’être gracié par le président Donald Trump en 2025.
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(ns)

