Principaux renseignements
- Environ 1 150 navires transportant 125 milliards de dollars (110 milliards d’euros) de marchandises restent bloqués dans le Golfe.
- L’instabilité persistante et les menaces liées aux mines obligent les navires à emprunter des itinéraires alternatifs étroits et risqués.
- L’Iran tire parti de son contrôle sur le détroit d’Ormuz pour perturber 25 pour cent du commerce mondial de l’énergie.
Selon un rapport d’Allianz, premier assureur allemand, environ 1 150 navires sont toujours bloqués dans le Golfe, malgré un récent accord préliminaire visant à mettre fin au conflit avec l’Iran. L’assureur estime la valeur des navires bloqués et de leur cargaison à 125 milliards de dollars.
Justus Heinrich, éminent spécialiste de l’assurance maritime chez Allianz Commercial, a souligné que le secteur du transport maritime est pour ainsi dire pris au piège par les hostilités en cours. Il a en outre averti qu’il faudrait plusieurs semaines pour résoudre cette congestion, même si la situation venait à se stabiliser.
Risques persistants
Bien que les États-Unis et l’Iran aient conclu un accord-cadre la semaine dernière, les opérateurs maritimes continuent de faire face à des dangers considérables. À la suite d’une recrudescence des affrontements entre Israël et le Hezbollah au Liban, l’Iran a annoncé une nouvelle fermeture du détroit d’Ormuz ce week-end.
Heinrich a souligné que ni les autorités de régulation maritimes ni les armateurs ne sont actuellement en mesure d’évaluer le niveau de risque pour les équipages et les navires, précisant que les navires resteront à l’arrêt jusqu’à ce que ces menaces puissent être évaluées avec précision.
Commerce mondial de l’énergie
L’Iran exerce une influence considérable sur les marchés mondiaux de l’énergie, le détroit d’Ormuz assurant environ 20 pour cent à 25 pour cent du commerce mondial de gaz naturel liquéfié et de pétrole. De plus, Heinrich a mentionné que l’Iran a mis en place un nouvel organisme de régulation pour le golfe et le détroit afin de gérer ou de valider les polices d’assurance des navires traversant la zone.
Baisse du trafic
Bien que le détroit soit officiellement ouvert au trafic commercial, il est en proie à une grande instabilité et à de nombreuses restrictions. Le couloir central principal étant bloqué et parsemé de mines, les navires sont contraints d’emprunter des voies alternatives plus étroites dans les eaux omanaises et iraniennes.
Malgré une reprise de l’activité à la suite des négociations de paix et de la fin du blocus naval américain, le trafic quotidien — qui se situe actuellement entre 50 et 70 navires — reste bien inférieur à la moyenne d’avant le conflit, qui était de 100 à 130 navires. (fc)
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