Keir Starmer démissionne de ses fonctions de Premier ministre et de chef du Parti travailliste


Principaux renseignements

  • Le Premier ministre Keir Starmer va démissionner de ses fonctions de chef du gouvernement et de chef du Parti travailliste.
  • Les pressions internes au sein du parti et la chute vertigineuse de sa cote de popularité l’ont contraint à prendre cette décision.
  • Andy Burnham apparaît comme le principal candidat à sa succession d’ici septembre.

Le Premier ministre britannique Keir Starmer vient d’annoncer, devant le 10 Downing Street, d’un ton ému, qu’il avait l’intention de démissionner de ses fonctions de Premier ministre et de chef du Parti travailliste. Accompagné de son épouse, Victoria, Starmer a déclaré avoir déjà informé le roi de son départ.

Afin d’assurer une passation de pouvoir en douceur, il assurera l’intérim jusqu’à la nomination d’un successeur, un processus qui devrait s’achever d’ici septembre.

Pressions internes 

Cette décision fait suite à une période marquée par une baisse de popularité auprès du public et une pression interne croissante au sein du parti. Un moment décisif s’est produit ce week-end à Chequers, où Starmer a réfléchi à son avenir après la victoire écrasante d’Andy Burnham lors de l’élection partielle de Makerfield.

Burnham, ancien maire du Grand Manchester, est désormais considéré comme l’un des principaux candidats à la tête du parti. Parmi les autres prétendants potentiels figure l’ancien ministre de la Santé, Wes Streeting.

Sous le feu des critiques pour sa politique et ses nominations

Le mandat de Starmer, qui a débuté après une victoire électorale écrasante en juillet 2024 mettant fin à 14 ans de gouvernance conservatrice, a été entaché par plusieurs controverses. Il a essuyé de vives critiques concernant des revirements sur des orientations politiques majeures, des coupes dans les prestations sociales et des stratégies en matière de dépenses de défense.

Son jugement a été encore davantage remis en cause après la nomination de Peter Mandelson au poste d’ambassadeur aux États-Unis, une décision devenue intenable en raison des liens de Mandelson avec Jeffrey Epstein. De plus, la montée en puissance du parti Reform UK lors des élections locales au début du mois de mai a considérablement affaibli sa position.

Reconnaissance internationale

Malgré ces difficultés sur le plan national, Starmer a reçu des éloges à l’échelle internationale. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, l’a félicité pour son évolution en tant qu’homme d’État et pour ses contributions à la sécurité de l’Ukraine et de l’Europe.

Transition

Alors que le Royaume-Uni s’apprête à accueillir son septième Premier ministre depuis 2016 – une tendance à l’instabilité qui coïncide avec le dixième anniversaire du référendum sur le Brexit – , le Parti travailliste a établi un calendrier pour la transition.

Les candidatures à la nouvelle direction du parti seront ouvertes du 9 au 16 juillet. Dans ses remarques finales, Starmer a exprimé son souhait de donner la priorité à sa famille à l’avenir et a promis son soutien total à celui ou celle qui héritera d’une nation qu’il estime désormais plus équitable et plus solide.

(at)

Suivez également Business AM sur Google Actualités

Si vous souhaitez accéder à tous les articles, abonnez-vous ici !

Ajoutez fr.businessam.be en tant que source préférée sur Google
Plus