Les cours du pétrole reculent alors que les États-Unis et l’Iran font avancer leurs négociations diplomatiques


Principaux renseignements

  • Les cours du pétrole brut ont baissé à mesure que les négociations diplomatiques entre les États-Unis et l’Iran progressaient.
  • La conclusion d’un accord de paix risquerait d’entraîner un excédent massif de l’offre mondiale.
  • Les producteurs du Golfe intensifient leurs activités afin de se préparer à d’éventuels bouleversements du marché.

Les cours du pétrole brut ont reculé alors que des signes indiquaient que les discussions diplomatiques entre les États-Unis et l’Iran progressaient. À 10 h 50, le prix du Brent a baissé à 78,67 dollars le baril, tandis que le WTI s’établissait à 75,30 dollars.

Selon les médiateurs du Pakistan et du Qatar, les deux nations ont établi un cadre de 60 jours pour finaliser un accord global, des consultations techniques devant se poursuivre tout au long de la semaine en Suisse.

Cadre diplomatique

Les négociations actuelles font suite à un protocole d’accord préliminaire signé récemment. Cependant, le processus a connu des instabilités dès le début en raison des menaces du président Donald Trump et des revendications iraniennes concernant la fermeture du détroit d’Ormuz, liées à de prétendues violations du cessez-le-feu par Israël au Liban.

Malgré des informations selon lesquelles l’Iran aurait suspendu les pourparlers, des sources indiquent que les délibérations se sont poursuivies. Un haut responsable américain a précisé que l’ordre du jour comprenait le maintien de l’ouverture du détroit et le respect du cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah.

Incertitudes persistantes 

Le conflit au Moyen-Orient, une région qui fournit un tiers du pétrole mondial, a déjà entraîné des restrictions d’approvisionnement par le passé. Bien que les contrats à terme aient récemment baissé, les raffineurs trouvant des alternatives et les espoirs de paix grandissant, les prix restent supérieurs aux niveaux d’avant le conflit.

Bien que l’Iran ait affirmé avoir bloqué le détroit d’Ormuz, les livraisons de pétrole se sont poursuivies pendant le week-end. Néanmoins, des dirigeants du secteur, tels qu’Evan Greenberg, PDG de Chubb Limited, ont averti que la situation sécuritaire restait instable. De même, Vivek Dhar, analyste à la Commonwealth Bank of Australia, a mis en garde contre un optimisme prématuré du marché concernant la reprise des flux pétroliers, en raison des incertitudes persistantes concernant le transport maritime et la production.

Excédent d’offre potentiel 

Un traité de paix couronné de succès pourrait entraîner un excédent d’offre significatif, d’autant plus que la demande chinoise continue de s’affaiblir. La réouverture totale du détroit d’Ormuz pourrait soudainement injecter environ 80 millions de barils de brut sur le marché, ce qui risquerait de submerger les raffineurs.

En prévision de ce changement, les producteurs du Golfe intensifient leurs activités ; le Koweït a levé ses déclarations de force majeure, et la Compagnie nationale pétrolière d’Abou Dhabi a demandé à ses clients de reprendre les chargements depuis le golfe Persique tout en proposant du brut au comptant par le biais d’appels d’offres.

(at)

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