Les pays du G7 conviennent de renforcer les sanctions contre le pétrole et le gaz russes


Principaux renseignements

  • Les pays du G7 ont convenu d’intensifier les sanctions économiques visant les exportations russes de pétrole et de gaz.
  • Le Canada et le Royaume-Uni ciblent la « flotte fantôme » clandestine de pétroliers russes.
  • Les forces navales de l’UE sont désormais habilitées à intercepter les navires soupçonnés d’appartenir à la Russie.

Lors d’un récent sommet à Évian, en France, les pays du G7 sont parvenus à un accord collectif visant à renforcer les sanctions économiques contre la Russie. Selon un article du Financial Times daté du 16 juin, l’objectif principal est de restreindre les exportations de pétrole et de gaz de la Russie afin d’épuiser les ressources financières qui soutiennent ses efforts militaires.

Ce changement s’est concrétisé à l’issue de consultations auxquelles a participé le président ukrainien Volodymyr Zelensky, les diplomates français ayant confirmé l’intention du groupe d’intensifier la pression via le secteur énergétique.

Un consensus grâce à la baisse des coûts énergétiques

La capacité à parvenir à ce consensus a été facilitée par l’évolution des marchés énergétiques internationaux. Un responsable français a indiqué qu’un accord de paix entre l’Iran et les États-Unis avait contribué à une baisse des coûts énergétiques mondiaux, rendant ainsi plus faisable pour les membres du G7 la mise en œuvre de restrictions ciblées sur les exportations russes sans risquer une volatilité extrême des prix.

Cibler la « flotte fantôme »

Parallèlement aux efforts du G7, le Canada et le Royaume-Uni ont mis en place leurs propres programmes de sanctions indépendants. Ces initiatives visent spécifiquement la « flotte fantôme », ce réseau clandestin de pétroliers que la Russie utilise pour contourner les interdictions commerciales internationales en vigueur.

S’inscrivant dans cette tendance, le président américain Donald Trump a laissé entrevoir un changement de politique, laissant entendre que son gouvernement pourrait révoquer les exemptions de sanctions précédemment accordées afin de stabiliser les marchés pendant le conflit impliquant l’Iran.

Intervention navale de l’UE

Dans le même temps, l’Union européenne mène une action directe en haute mer. La chef de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, a annoncé que les moyens navals présents en Méditerranée, dans le cadre de l’opération IRINI, ont désormais pour mandat d’intercepter et d’inspecter les navires soupçonnés d’appartenir à la flotte fantôme russe. En actualisant ses règles d’engagement, l’UE entend renforcer la sécurité maritime et perturber activement le transport non autorisé de produits énergétiques russes. (fc)

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