Principaux renseignements
- L’économie chinoise a continué de s’essouffler en mai, avec une baisse inattendue des dépenses de consommation.
- Alors que la production industrielle a continué de progresser, la demande intérieure reste faible et la crise immobilière ainsi que la faible confiance des consommateurs pèsent lourdement sur l’économie.
- Les économistes mettent en garde contre un ralentissement de la croissance au deuxième trimestre et s’attendent à ce que le gouvernement chinois doive éventuellement prendre des mesures de relance supplémentaires pour soutenir l’activité économique.
Les dernières données révèlent un ralentissement croissant de la dynamique économique chinoise en mai, marqué par la première baisse des ventes au détail depuis plus de trois ans. Les dépenses de consommation ont reculé de 0,6 pour cent par rapport à l’année précédente, un résultat inattendu qui a déjoué les prévisions des économistes, qui tablaient sur une croissance stagnante.
Baisse des investissements
Le paysage des investissements a également connu une détérioration significative. Les investissements en immobilisations urbaines ont chuté de 4,1 pour cent jusqu’en mai, une baisse plus marquée que les 2 pour cent anticipés par les analystes.
Cette tendance a été fortement influencée par une chute de 16,2 pour cent des financements immobiliers. De plus, les investissements dans le secteur manufacturier ont reculé pour la première fois depuis fin 2020, même si une certaine stabilité a été observée dans les secteurs soutenus par les politiques publiques et les industries de haute technologie. Les investissements dans les infrastructures n’ont enregistré qu’une hausse marginale de 0,6 pour cent.
Divergence de la production industrielle
La production industrielle a constitué le seul indicateur positif, progressant de 4,5 pour cent en mai et dépassant les prévisions. Cependant, les responsables gouvernementaux ont reconnu l’existence d’un écart important entre une production robuste et une demande intérieure morose, soulignant que de nombreuses entreprises sont en difficulté. Pour y remédier, l’État met l’accent sur la nécessité de progrès technologiques et d’un meilleur soutien à l’emploi afin de stabiliser la production économique.
Équilibres de croissance précaires
La volatilité fait suite à un début d’année solide, le mois d’avril ayant enregistré certaines des hausses les plus faibles depuis des années dans le commerce de détail et l’industrie. L’indice d’activité manufacturière a également ralenti pour atteindre le seuil critique des 50 points, signalant un équilibre précaire entre croissance et contraction.
Alors que le taux de chômage national a légèrement baissé à 5,1 pour cent en mai, les experts suggèrent que le gouvernement pourrait être contraint de mettre en place de nouvelles mesures de relance en juillet pour redynamiser la consommation.
Reprise en forme de « K »
Les économistes décrivent la situation actuelle comme une reprise « en forme de K », où la bonne santé des exportations et de l’industrie manufacturière est contrebalancée par un marché immobilier en difficulté et une faible confiance des consommateurs. Les prévisions laissent entrevoir un ralentissement significatif de la croissance au deuxième trimestre, qui pourrait passer de 5 pour cent au premier trimestre à 4,2 pour cent.
(at)
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