Principaux renseignements
- La hausse des coûts du carburant a entraîné une augmentation de 50 pour cent des commandes de véhicules électriques Renault en France et en Allemagne.
- La capacité de production doit être augmentée par la mise en place de quarts de travail supplémentaires pour répondre à cette forte hausse de la demande.
- L’adoption des batteries LFP permettra de réduire considérablement les coûts de fabrication et de faire baisser les prix à la consommation. C’est ce qu’affirme François Provost, PDG de Renault.
Selon Provost Renault a connu une forte hausse des demandes de véhicules électriques (VE) sur les marchés européens, en particulier en Allemagne et en France, où les commandes ont grimpé de 50 pour cent depuis le début du conflit en Iran. Lors d’un entretien avec Reuters au congrès Automotive News à Bruxelles, Provost a indiqué que l’entreprise peinait à répondre à cette demande accrue, ce qui a conduit à la création d’un groupe de travail dédié pour faire face à cette flambée.
Les coûts du carburant stimulent la demande de VE
Cet intérêt accru est largement attribué à la hausse des coûts du carburant provoquée par la guerre, qui a poussé les consommateurs vers les voitures électriques neuves et d’occasion. Cette tendance se reflète dans les données globales du marché, les ventes européennes de véhicules entièrement électriques ayant augmenté de 29 pour cent pour atteindre près d’un million d’unités au cours des quatre premiers mois de l’année.
Si Provost s’attend à ce que l’intensité actuelle de la demande s’atténue une fois que les prix du carburant se seront stabilisés après la guerre, il estime que la transition générale vers l’électrification continuera de s’accélérer, ce qui a incité l’entreprise à réviser ses prévisions de ventes.
Augmentation de la capacité de production
Pour répondre à ces besoins, Renault étudie la possibilité d’introduire des équipes supplémentaires au cours du second semestre sur ses sites de production en Slovénie et en France, plus précisément dans les usines de Maubeuge et de Douai.
Bien que l’entreprise ne soit pas confrontée à une pénurie de batteries, Provost a admis que la demande actuelle dépasse la capacité de ses fournisseurs.
Stratégies de réduction des coûts
Afin d’améliorer l’accessibilité financière, le PDG a fait part de son objectif de voir Envision AESC, un fabricant chinois de batteries, commencer à produire des batteries au lithium-fer-phosphate (LFP) sur le site de Douai.
Les batteries représentant près de la moitié du coût total d’un véhicule électrique, l’adoption de la technologie LFP — plus économique et évitant l’utilisation de nickel et de cobalt — permettrait à Renault de baisser les prix pour les acheteurs.
Indépendance opérationnelle
De plus, Provost a souligné la solide position opérationnelle de Renault par rapport à des concurrents comme Stellantis, qui a loué des espaces dans ses usines européennes à des entreprises chinoises telles que Dongfeng et Leapmotor.
Provost a déclaré que Renault avait rejeté des demandes similaires émanant d’entreprises externes, affirmant que la société ne souffrait ni de surcapacité ni de sureffectifs.
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