La famille Glazer divisée sur la vente éventuelle de Manchester United


Principaux renseignements

  • Les membres de la famille Glazer sont en désaccord sur l’opportunité de vendre leurs parts dans Manchester United.
  • Les coûts colossaux de la rénovation du stade contrastent avec la hausse des recettes de la Ligue des champions.
  • Les primes élevées et les obstacles financiers compliquent une éventuelle reprise totale.

Des débats internes ont actuellement lieu au sein de la famille milliardaire Glazer concernant la cession potentielle de leurs parts dans Manchester United. C’est ce qu’indique Bloomberg. Après deux décennies de propriété marquées par de fréquentes frictions avec les supporters, certains membres de la famille envisagent la possibilité de vendre tout ou partie de leurs parts. Alors que les discussions initiales portaient sur des sorties individuelles, certaines parties prenantes tentent désormais de persuader le reste de la famille d’accepter une vente plus large.

Dilemmes financiers

La famille se trouve à un tournant financier. La nécessité d’une rénovation coûteuse de plusieurs milliards de livres sterling d’Old Trafford représente une charge financière importante. À l’inverse, le retour récent du club en Ligue des champions de l’UEFA offre une forte augmentation des revenus potentiels, ce qui incite fortement les propriétaires à maintenir leur investissement.

La famille restant divisée sur la meilleure ligne de conduite à adopter, une sortie totale n’est pas garantie ; un accord nécessiterait le consensus des membres qui s’opposent actuellement à la vente.

Acquéreurs potentiels

Compte tenu du prestige de la franchise, les acheteurs potentiels seraient probablement des investisseurs américains fortunés ou des entités du Moyen-Orient.

Cependant, toute acquisition impliquerait une prime considérable par rapport à la capitalisation boursière actuelle d’environ 3,1 milliards d’euros, surtout si l’on tient compte des droits de vote spécifiques attachés aux actions détenues par les Glazer. Les coûts de financement élevés liés aux fusions et acquisitions à grande échelle compliquent encore davantage une transaction potentielle.

L’impact de Sir Jim Ratcliffe

Cette incertitude actuelle fait suite à un accord conclu il y a deux ans, dans le cadre duquel Jim Ratcliffe a acquis une participation de 29 pour cent, lui conférant ainsi le contrôle des opérations footballistiques.

À l’époque, la famille avait préféré l’investissement partiel de Ratcliffe à une offre publique d’achat totale émanant d’investisseurs qatariens, qui dépassait les 5 milliards de livres sterling (5,8 milliards d’euros).

Un héritage controversé de dettes

Le mandat des Glazer, qui a débuté avec le rachat par endettement de Malcolm Glazer en 2005, a été l’un des plus controversés de l’histoire du sport anglais. Cette stratégie a accablé le club d’une dette colossale, et si les succès de Sir Alex Ferguson ont masqué ces problèmes pendant des années, l’ère post-2013 a été marquée par un déclin des performances et un véritable tourniquet d’entraîneurs.

Même avec l’implication de Ratcliffe, le club a récemment touché le fond en échouant à se qualifier pour les compétitions européennes en 2025, bien qu’un redressement ultérieur et une qualification en Ligue des champions aient depuis renforcé la valeur marchande du club.

La lutte pour la domination nationale

Si Manchester United reste une puissance mondiale avec un record de 13 titres de Premier League, sa domination nationale s’est estompée. L’ascension de Manchester City, alimentée par les investissements d’Abu Dhabi, et le succès d’Arsenal, soutenu par des capitaux américains, ont modifié l’équilibre des forces dans le football anglais, laissant ce club historique lutter pour retrouver sa gloire d’antan.

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