Principaux renseignements
- Les prix du pétrole brut ont chuté après que le président Donald Trump a laissé entrevoir des progrès diplomatiques potentiels avec l’Iran.
- L’instabilité géopolitique au Moyen-Orient et en Europe de l’Est continue de perturber l’approvisionnement énergétique mondial.
- Les exportations américaines de pétrole brut ont atteint des niveaux records pour compenser les blocages régionaux du transport maritime.
Les cours du pétrole brut ont chuté de presque 1 pour cent mardi, effaçant une grande partie de la hausse enregistrée la veille. La baisse fait suite aux déclarations du président américain Donald Trump suggérant que les discussions avec l’Iran étaient toujours en cours. À 14 h 50, le prix du Brent s’élevait à 94,12 dollars le baril, tandis que celui du WTI s’élevait à 91,25 dollars le baril.
Pression diplomatique
Giovanni Staunovo, expert en marchés chez UBS, a noté que les messages de Trump sur les réseaux sociaux suggérant une réduction des tensions ont exercé une pression à la baisse sur les prix, bien qu’il ait souligné que le trafic pétrolier dans le détroit d’Ormuz restait limité.
Cette baisse fait suite à une période de volatilité au cours de laquelle les prix ont bondi de plus de 5 pour cent lundi, après une chute significative de 16 pour cent tout au long du mois de mai, alimentée par les espoirs d’une résolution diplomatique.
Messages contradictoires
Le président américain a envoyé des messages contradictoires. Alors qu’il déclarait lundi à CNBC qu’il était indifférent à l’éventuelle fin des négociations, il s’est ensuite exprimé sur les réseaux sociaux et sur ABC News pour se montrer optimiste quant à la possibilité de parvenir, d’ici une semaine, à un accord visant à prolonger le cessez-le-feu et à rouvrir le détroit d’Ormuz.
Tim Waterer, de KCM Trade, a expliqué que les investisseurs suivaient de près l’évolution concrète de ces négociations, la rhétorique employée par les deux nations – en particulier les avertissements iraniens concernant le détroit – et le transit physique des pétroliers. Il a suggéré que le maintien de la prime de risque actuelle dépendait de l’issue de ces efforts diplomatiques.
Approvisionnement mondial
Les tensions régionales plus générales ont également fluctué, le Liban faisant état d’une trêve partielle entre Israël et le Hezbollah. Ce conflit spécifique s’inscrit dans le cadre d’un conflit plus large impliquant l’Iran, qui a bloqué la majorité du trafic maritime étranger dans le Golfe.
Ce blocus a affecté environ 20 pour cent des expéditions mondiales de gaz naturel liquéfié et de pétrole, contribuant à des hausses de prix de 50 pour cent ou plus.
Approvisionnement mondial
En réponse à l’instabilité au Moyen-Orient, les exportations américaines de brut ont atteint un pic de 5,6 millions de barils par jour en mai afin de répondre à la demande croissante des raffineries en Europe et en Asie. De plus, une enquête de Reuters suggère que les réserves américaines de brut ont probablement baissé de 3,6 millions de barils pour la semaine se terminant le 29 mai, les stocks d’essence et de distillats devant également diminuer.
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