Le déficit budgétaire flamand devrait atteindre 2,18 milliards d’euros d’ici 2026


Principaux renseignements

  • Le gouvernement flamand est confronté à un déficit budgétaire prévu de 2,18 milliards d’euros pour 2026.
  • L’inflation et la hausse des charges d’intérêts alimentent l’escalade de la dette régionale.
  • Les détracteurs politiques fustigent l’acquisition de l’aéroport de Bruxelles, qu’ils qualifient d’échec symbolique et coûteux.

Le gouvernement flamand est confronté à un déficit budgétaire prévu de 2,18 milliards d’euros pour 2026, selon le dernier ajustement budgétaire qui doit être débattu au Parlement flamand à partir de mardi. Ce chiffre représente une augmentation significative par rapport au déficit de 1,7 milliard d’euros initialement prévu lors de la phase d’élaboration du budget. Le ministre du Budget, Ben Weyts, avait précédemment alerté les responsables sur le fait que l’inflation contribuait à cette tendance à la hausse. C’est ce qu’annonce Belga.

Aggravation de la dette et des dépenses

L’écart actuel s’élève à 443 millions d’euros par rapport aux projections initiales. Toutefois, ce total exclut les coûts liés à l’initiative « Flemish Resilience » et à la construction du tronçon Oosterweel. Si ces dépenses spécifiques étaient intégrées dans le calcul, le déficit dépasserait l’estimation initiale de 742 millions d’euros. Par conséquent, ces déficits financiers ont fait grimper les obligations annuelles de la région en matière d’intérêts à 1,23 milliard d’euros.

Rendement inférieur aux prévisions pour Brussels Airport

Un point de discorde particulier concerne le rendement inférieur aux prévisions de l’aéroport de Bruxelles, une entité dans laquelle la Flandre a récemment pris une participation importante. Alors que les prévisions initiales tablaient sur un versement plus élevé, l’aéroport a annoncé un dividende de 41 millions d’euros pour l’ensemble des actionnaires, la Flandre recevant 24,3 millions d’euros — soit environ 31,3 millions d’euros de moins que ce qui avait été initialement budgétisé.

Réactions politiques négatives concernant l’investissement dans l’aéroport

Ce déficit a suscité de vives critiques de la part d’Egbert Lachaert, du parti libéral Anders. Il a fait valoir que l’acquisition de l’aéroport avait alourdi la dette de près de 3 milliards d’euros pour des raisons largement symboliques, affirmant que le fait de compter sur des dividendes irréalistes reflétait une gestion financière irresponsable.

Pour défendre cette décision, le ministre Weyts a soutenu que l’aéroport constituait un investissement majeur à long terme et que, même si les retours sur investissement ne sont pas immédiats, la rentabilité devrait augmenter.

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