Les cours du pétrole brut s’effondrent suite aux rumeurs d’une trêve avec l’Iran


Principaux renseignements

  • Les cours du pétrole brut ont enregistré leur plus forte baisse hebdomadaire depuis avril.
  • Les accords de cessez-le-feu potentiels entre les États-Unis et l’Iran entraînent des pertes sur les marchés.
  • Les raffineries endommagées et l’arrêt des opérations ralentissent la reprise de la production mondiale de pétrole.

Les contrats à terme sur le pétrole brut ont enregistré une baisse de plus de 1 pour cent vendredi, contribuant à la plus forte perte hebdomadaire depuis début avril. Cette tendance à la baisse fait suite à l’annonce selon laquelle les États-Unis et l’Iran auraient conclu un accord préliminaire visant à prolonger le cessez-le-feu.

Prix actuels

Concrètement, le pétrole brut Brent pour juillet a reculé d’environ 0,18 pour cent vers 10 h 15, s’établissant à 92,54 dollars le baril, tandis que les contrats à terme sur le pétrole américain WTI ont enregistré une baisse de 0,26 pour cent et sont tombés à 88,64 dollars. Au cours de la semaine, le WTI et le Brent ont chuté respectivement de 9,2 pour cent et de 10,5 pour cent, ce qui représente de fortes baisses hebdomadaires.

Les informations sur un cessez-le-feu font baisser les prix

La réaction du marché est liée à des informations selon lesquelles les deux pays se sont mis d’accord pour prolonger le cessez-le-feu et lever les restrictions sur le trafic maritime à travers le détroit d’Ormuz. Une confirmation officielle se fait toutefois encore attendre.

L’accord doit encore être signé par le président américain Trump et n’a pas encore été formellement ratifié par les autorités iraniennes. Cela peut encore prendre quelques jours. Tony Sycamore, analyste chez IG, a remarqué que la conviction dominante selon laquelle le conflit touche à sa fin ouvre la voie à une baisse supplémentaire des prix du pétrole vers le seuil des 80 dollars bas.

Forte volatilité

Les dernières séances ont été marquées par une forte volatilité, les prix fluctuant jusqu’à 6 dollars. Cette instabilité résulte d’informations contradictoires concernant la conclusion du conflit de trois mois entre la coalition américano-israélienne et l’Iran, ainsi que le statut du détroit d’Ormuz.

Étant donné que cette voie navigable achemine environ 20 pour cent des expéditions mondiales de pétrole et de GNL, son état opérationnel est crucial. Si les analystes d’ING suggèrent que la réouverture du détroit apporterait un soulagement immédiat au marché, ils préviennent qu’une reprise complète reste incertaine.

Défis liés à la reprise de la production

De plus, la guerre a entraîné une baisse substantielle de la production pétrolière en amont, les entreprises ayant interrompu leurs activités pour éviter le débordement des stocks. ING a indiqué que le rétablissement de ces niveaux de production serait un processus lent. Par ailleurs, les raffineries régionales doivent augmenter progressivement leur production, une tâche compliquée par le fait que plusieurs installations ont été endommagées lors de frappes militaires précédentes. (fc)

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