Principaux renseignements
- Selon la vice-présidente de la Commission européenne, Kaja Kallas, l’Europe doit d’abord déterminer ses principaux intérêts stratégiques avant de sélectionner un négociateur de paix.
- La Russie utilise le choix du représentant comme une manœuvre tactique pour manipuler le processus.
- Une action collective unifiée l’emporte sur l’influence de toute personnalité individuelle.
Lors d’une réunion informelle des ministres des Affaires étrangères à Chypre, Kaja Kallas, vice-commissaire de la Commission européenne qui est responsable de la politique étrangère, a mis en garde contre le fait de laisser la Russie dicter les conditions de sélection d’un négociateur européen pour les futurs pourparlers de paix.
Définir les intérêts européens
Selon Kallas, parvenir à un accord sur les objectifs fondamentaux et sur la stratégie est bien plus important que la personne spécifique choisie pour diriger les discussions. Alors que les ministres de l’UE délibèrent de leur approche à long terme à l’égard de la Russie, y compris la désignation d’un représentant à la table des négociations, Kallas a souligné la nécessité de d’abord définir et aligner clairement les intérêts européens. Bien que l’accord principal visant à mettre fin au conflit doive être conclu entre l’Ukraine et la Russie, l’UE continue de jouer un rôle crucial, notamment en ce qui concerne la possible levée des sanctions.
Qui sera négociateur ?
Kallas a averti qu’un trop fort accent mis sur l’identité du négociateur pourrait être une manœuvre tactique russe visant à influencer le processus en déterminant qui est « acceptable ». Elle a estimé que les négociations exigent une approche stratégique collective, recourant à différents rôles et tactiques, plutôt que de s’en remettre à une seule personnalité.
L’avertissement de Kallas fait suite à une série de suggestions des deux côtés. Ainsi, Vladimir Poutine a proposé l’ancien chancelier allemand Gerhard Schröder, tandis qu’au sein de l’UE des noms tels qu’Angela Merkel, Alexander Stubb ou Kallas elle-même ont été évoqués.
L’importance de l’unité
Interrogée sur son propre rôle potentiel, Kallas a rappelé les mandats officiels liés à sa fonction de haute représentante. Elle a affirmé que, bien que représenter l’Europe fasse partie de ses fonctions, de telles actions ne peuvent être efficaces que si le bloc reste uni. Elle a conclu que la coopération collective est essentielle, car les États membres pris individuellement n’ont pas la force d’un front européen uni. (fc)
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