Les cours du pétrole chutent après l’annulation par Trump d’une frappe contre l’Iran


Principaux renseignements

  • La décision du président Trump d’annuler l’action militaire contre l’Iran a entraîné une baisse des cours mondiaux du pétrole.
  • La diminution du risque de perturbations de l’approvisionnement a apaisé les craintes des investisseurs, entraînant une baisse des cours à terme du brut.
  • Le monde est confronté à une diminution des réserves de pétrole en raison des tensions persistantes dans le Golfe et de l’accès limité au détroit d’Ormuz.

Les cours mondiaux du pétrole ont baissé mardi matin à la suite de la décision du président Trump d’annuler une frappe militaire prévue contre l’Iran. Les investisseurs ont réagi positivement à cette nouvelle, les contrats à terme sur le Brent reculant ver 10h45 de 1,62 pour cent à 110,61 dollars le baril et ceux sur le West Texas Intermediate (WTI) américain de 1,09 pour cent à 103,43 dollars le baril.

Risque réduit de perturbations de l’approvisionnement

Dans son annonce sur les réseaux sociaux, Trump a invoqué des « négociations sérieuses » avec Téhéran pour justifier le report de l’attaque, initialement prévue mardi. Cette décision a contribué à apaiser les inquiétudes des observateurs du marché concernant d’éventuelles perturbations de l’approvisionnement en pétrole brut. Cette nouvelle est intervenue après que l’Iran a fait savoir qu’il avait répondu favorablement à une nouvelle proposition américaine visant à désamorcer le conflit.

Par ailleurs, Fatih Birol, directeur de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), a tiré la sonnette d’alarme concernant la diminution des stocks mondiaux de pétrole. S’exprimant lundi lors de la réunion des ministres des Finances du G7 à Paris, Birol a déclaré que les stocks commerciaux de pétrole s’épuisaient rapidement et que le monde ne disposerait peut-être plus que de quelques semaines de réserves en raison de la fermeture du détroit d’Ormuz.

Les données de l’AIE révèlent une forte baisse

Les données préliminaires de l’AIE ont révélé une forte diminution des stocks mondiaux de pétrole, avec une baisse de 129 millions de barils en mars, suivie d’une nouvelle baisse de 117 millions de barils en avril. Ces pertes ont été attribuées aux frappes américaines et israéliennes contre l’Iran et aux perturbations des exportations du Golfe qui en ont résulté. Les baisses les plus importantes ont été enregistrées dans les pays de l’OCDE, où les stocks terrestres ont chuté de 146 millions de barils, tandis que les stocks visibles dans les économies non membres de l’OCDE ont diminué de 24 millions de barils.

L’AIE a estimé que les pertes cumulées d’approvisionnement en brut des producteurs du Golfe ont désormais dépassé le milliard de barils, avec plus de 14 millions de barils par jour incapables de quitter la région. L’agence a fait part d’un optimisme prudent, suggérant que la demande pourrait potentiellement se redresser plus tard dans l’année si un accord était conclu pour rétablir progressivement le flux de pétrole via le détroit d’Ormuz à partir du troisième trimestre. Elle a toutefois averti que de nouvelles fluctuations de prix étaient probables avant la période de pointe de la demande estivale, en raison du rythme record auquel les stocks mondiaux de pétrole s’épuisent. (fc)

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