Journée nationale d’action à Bruxelles : contre quoi manifestent les syndicats ?


Principaux renseignements

  • Mardi, les trois grands syndicats CSC, FGTB et CGSLB descendront dans la rue pour s’opposer à plusieurs décisions de l’Arizona.
  • La réforme des pensions et l’indexation des salaires sont les principales raisons qui poussent de nombreux travailleurs à descendre dans la rue.
  • Unizo plaide pour davantage de concertation sociale et déplore les nombreuses grèves qui, selon eux, sont devenues un réflexe plutôt qu’un dernier recours politique.

Les trois grands syndicats CSC, FGTB et CGSLB descendront dans la rue mardi 12 mai pour s’opposer à la politique du gouvernement. Des perturbations sont attendues dans les transports publics, les aéroports et l’enseignement. La grève se fera particulièrement sentir à Bruxelles et dans ses environs. Les syndicats n’ont pas communiqué de prévisions quant au nombre de participants, mais la manifestation précédente avait rassemblé plus de 80 000 personnes dans la capitale. Plusieurs discours ont débuté à 10 h 30, après quoi les manifestants ont envahi les rues de Bruxelles vers 11 heures.

Retraites et indexation des salaires

C’est déjà la sixième fois depuis l’entrée en fonction du gouvernement de l’Arizona le 31 janvier 2025 que les syndicats mobilisent leurs membres pour défiler dans les rues de Bruxelles contre les réformes mises en œuvre par le gouvernement. Aujourd’hui, le débat porte principalement sur l’incertitude financière résultant de la crise énergétique et sur les mesures malheureuses que le gouvernement prend parallèlement pour générer des recettes supplémentaires.

La réforme des retraites prévue reste une pilule difficile à avaler, tout comme la forte restriction de l’indexation automatique des salaires les plus élevés. Le récent accord du groupe des dix, qui proposait une alternative à l’indexation au centime près mais qui a été écarté par l’Arizona, a déplu aux syndicats. De plus, ils craignent que, compte tenu de l’incertitude géopolitique actuelle et du budget qui n’est toujours pas en ordre, d’autres mesures ne suivent.

C’est pourquoi les syndicats appellent instamment le gouvernement de l’Arizona à se concentrer sur de nouvelles recettes budgétaires. Selon eux, les travailleurs ont déjà suffisamment contribué et il est grand temps d’exiger davantage de ceux qui ont les moyens.

L’UNIZO plaide en faveur du dialogue

L’organisation patronale UNIZO appelle à résoudre les tensions sociales par la concertation plutôt que par des actions qui perturbent la vie économique. « Une grève doit être le dernier recours, pas un réflexe mensuel », déclare Bart Buysse, administrateur délégué de l’UNIZO. L’organisation réclame des règles claires concernant le droit de grève, mais aussi des garanties pour le droit au travail et à l’entrepreneuriat. Selon l’UNIZO, ce sont les commerçants locaux, les établissements horeca et les petits employeurs qui en subissent le plus durement les conséquences. Quatre PME sur dix sont perturbées, alors que seuls 3 pour cent de leurs employés font grève.

L’UNIZO déplore également le moment choisi pour la grève. La semaine, déjà courte en raison du long week-end de l’Ascension à venir, s’annonce désormais encore moins productive. Selon l’organisation, les travailleurs de certains secteurs doublent leurs jours de congé en raison des nombreuses grèves. Or, ce sont les travailleurs qui en subiront les conséquences à long terme. « L’arrêt de l’activité économique entraîne une baisse de la prospérité et de l’emploi », explique Buysse.

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