Principaux renseignements
- L’UE met en place de nouvelles sanctions visant la flotte de pétroliers fantômes de la Russie et ses industries clés afin de paralyser son économie et de l’obliger à faire des concessions dans les négociations de paix.
- Cette dernière série de sanctions, prévue pour fin juin ou début juillet, vise à tirer parti de la dynamique sur le champ de bataille en Ukraine et des avancées potentielles dans les négociations de cessez-le-feu.
- Les pays européens s’engagent à jouer un rôle plus actif dans les négociations de paix, éventuellement dans le cadre du format E3, afin de soutenir l’Ukraine et de faire pression en faveur d’une résolution pacifique.
L’Union européenne prépare une nouvelle série de sanctions contre la Russie, visant sa flotte fantôme de pétroliers utilisés pour transporter du pétrole à l’échelle mondiale. Cette mesure vise à priver le Kremlin d’une source de revenus cruciale et à accroître la pression sur Poutine afin qu’il assouplisse sa position dans les négociations de paix avec l’Ukraine.
Cibler les industries clés
Le 21e train de sanctions, attendu fin juin ou début juillet, visera probablement aussi les banques russes, les institutions financières, les entreprises du complexe militaro-industriel et les sociétés impliquées dans la vente de céréales ukrainiennes volées. Des mesures précédemment bloquées visant des hauts responsables de l’Église orthodoxe russe, dont le patriarche Kirill, un proche allié de Poutine, devraient également être incluses.
Les responsables de l’UE estiment que l’économie russe souffre considérablement des sanctions déjà imposées. Ils affirment que le moment est venu d’intensifier la pression sur la Russie tant que son économie reste affaiblie. L’Ukraine, quant à elle, a acquis un poids considérable dans les négociations grâce à ses succès sur le champ de bataille, à son accès à des armes de pointe et à un prêt de 90 milliards d’euros accordé par l’UE.
Tirer parti de la dynamique
Le prochain train de sanctions vise à tirer parti de cette dynamique et à renforcer la position de l’Ukraine dans d’éventuelles négociations de paix. La période estivale est considérée comme propice, avec l’arrivée d’une nouvelle direction en Hongrie et la possibilité d’un cessez-le-feu en Iran. De plus, les élections de mi-mandat aux États-Unis en novembre pourraient recentrer l’attention sur le processus de paix.
Si les États-Unis ont parfois montré un soutien vacillant à l’Ukraine, les récentes déclarations du président Trump suggèrent une nouvelle reconnaissance de la puissance militaire de Kiev. La visite attendue à Kiev des négociateurs nommés par Trump, Steve Witkoff et Jared Kushner, signale en outre un changement potentiel dans l’approche américaine.
Un rôle plus actif
Les pays européens sont de plus en plus disposés à jouer un rôle plus actif dans les négociations de paix, éventuellement dans le cadre du format E3 (France, Allemagne et Royaume-Uni). Ils considèrent cela comme essentiel pour soutenir la défense et la résilience de l’Ukraine tout en œuvrant en faveur d’une résolution pacifique du conflit. (fc)
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