Un responsable de la BCE laisse entendre qu’une hausse des taux est probable à moins d’un ralentissement de l’inflation


Principaux renseignements

  • La BCE pourrait relever ses taux d’intérêt prochainement, à moins que les prévisions d’inflation ne s’améliorent de manière significative. C’est ce qu’affirme Martin Kocher, membre du directoire de la BCE.
  • « Le report sine die du resserrement monétaire comporte des risques si les prix de l’énergie restent élevés », déclare-t-il.
  • La persistance des tensions géopolitiques et le niveau élevé des coûts énergétiques pourraient entraîner des effets inflationnistes secondaires.

Un membre du Conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE) estime que des ajustements des taux d’intérêt seront probablement nécessaires prochainement, à moins que les prévisions d’inflation ne montrent une amélioration substantielle. Martin Kocher, s’adressant à un journal suisse, a souligné l’importance d’attendre des données concrètes avant de prédire la prochaine décision de la BCE, en particulier à l’approche de la réunion de politique monétaire du 11 juin.

Attendre des données concrètes

Tout en reconnaissant la pression inflationniste causée par la hausse des prix de l’énergie due aux tensions géopolitiques, Kocher estime que le report de la hausse des taux en avril était justifié. Il a toutefois mis en garde contre un report indéfini du resserrement monétaire si les prix de l’énergie ne baissent pas de manière significative et rapide.

Kocher a reconnu que, bien qu’il n’y ait pas eu de négociations salariales généralisées en Europe depuis le début du conflit, la prolongation des hostilités et le niveau toujours élevé des coûts énergétiques pourraient accroître le risque d’effets secondaires sur l’inflation. Il a souligné que la situation actuelle pourrait différer de la flambée inflationniste de 2021-2022 en raison d’une demande plus faible.

Craintes de stagflation

Répondant aux inquiétudes concernant la stagflation, Kocher a noté que la reprise en Allemagne et en Autriche a été affectée négativement par le conflit en cours.

Tout en reconnaissant le risque de conditions de stagflation, il a souligné la résilience tant de l’économie européenne que de son marché du travail. En fin de compte, la durée du conflit sera un facteur crucial pour déterminer la gravité des conséquences économiques. (fc)

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