L’OPEP+ s’accorde sur une légère augmentation de la production pétrolière malgré les incertitudes géopolitiques


Principaux renseignements

  • L’OPEP+ s’est provisoirement mise d’accord sur une légère augmentation de la production pétrolière malgré les troubles géopolitiques actuels.
  • Cette augmentation est largement symbolique et vise à maintenir une situation normale au sein de l’organisation.
  • Les perturbations liées à la guerre ont un impact significatif sur les exportations de pétrole, éclipsant les gains potentiels de la hausse de production convenue.

Malgré le conflit en cours impliquant l’Iran et la fermeture du détroit d’Ormuz, l’OPEP+ a provisoirement convenu d’une augmentation modeste de la production de pétrole. Sept pays membres s’apprêtent à relever leurs objectifs de production d’environ 188 000 barils par jour à partir de juin. Cette décision intervient après que les Émirats arabes unis ont annoncé leur départ du groupe en début de semaine.

Augmentation symbolique

Le caractère symbolique de cette augmentation tient aux perturbations importantes des exportations de pétrole causées par la guerre et à la fermeture du détroit d’Ormuz qui en a résulté. La plupart des transports maritimes transitant par cette voie navigable vitale ont été interrompus, ce qui a eu un impact sur la production bien plus important que n’importe quel objectif convenu. L’augmentation est d’une ampleur similaire à l’ajustement du mois dernier, hors part des Émirats arabes unis.

Cette décision reflète l’engagement de l’OPEP+ à maintenir un sentiment de normalité au milieu des turbulences géopolitiques actuelles. Selon certaines sources, les sept membres, qui doivent se réunir en ligne dimanche, sont désireux de poursuivre leurs pratiques établies.

Impacts de la guerre

La guerre, qui a débuté fin février, a sévèrement restreint les exportations des principaux producteurs de l’OPEP+, tels que l’Arabie saoudite, l’Irak et le Koweït, ainsi que les Émirats arabes unis. Ces pays étaient auparavant les seuls au sein du groupe capables d’augmenter leur production. L’Iran, autre membre de l’OPEP mais ne participant pas à la réunion de dimanche, est également confronté à une baisse de ses exportations en raison d’un blocus américain mis en place en avril.

Le dernier rapport de l’OPEP révèle une forte baisse de la production de pétrole brut de tous les pays membres, avec une moyenne de 35,06 millions de barils par jour en mars, soit une baisse de 7,70 millions de barils par jour par rapport à février. L’Irak et l’Arabie saoudite ont connu les baisses les plus importantes en raison de capacités d’exportation limitées.

Adhésion à l’OPEP+

En dehors de la région du Golfe, la Russie a également réduit sa production à la suite des dommages causés à ses infrastructures énergétiques par les attaques de drones ukrainiens. Les sept membres participant à la réunion de dimanche sont l’Arabie saoudite, l’Irak, le Koweït, l’Algérie, le Kazakhstan, la Russie et Oman. Avec le départ des Émirats arabes unis, l’OPEP+ compte désormais 21 membres, dont l’Iran. Cependant, ces dernières années, seules les sept nations mentionnées, ainsi que les Émirats arabes unis, ont participé activement aux décisions mensuelles de production.

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