Bien que les prix des carburants aient fortement augmenté depuis le début de la guerre en Iran, la sérénité financière des Belges reste relativement stable. C’est ce qui ressort du Baromètre de la sérénité financière de l’assureur NN. Colin Sanders, expert en sérénité financière chez NN, établit à cet égard une comparaison avec le début de la guerre en Ukraine en 2022. « À l’époque, l’impact de la guerre n’était pas encore pleinement perçu », explique-t-il.
Principaux renseignements
- La sérénité financière des Belges reste stable à 58,6/100, malgré la hausse des prix de l’énergie et des carburants due aux tensions géopolitiques telles que la guerre en Iran.
- De nombreux Belges ressentent néanmoins une pression financière, 6 sur 10 se situant en dessous d’un seuil sain et 1 sur 3 étant en situation de stress financier permanent, même si la situation ne s’est pas davantage détériorée.
- Les 35-49 ans ressentent le plus de pression financière, tandis que les retraités font état du niveau de sérénité le plus élevé.
Dans l’actualité : selon un sondage réalisé par NN auprès de 1 405 personnes (entre le 10 et le 29 mars 2026), les Belges attribuent une note de 58,6 sur 100 à leur tranquillité d’esprit financière. Ce niveau reste stable par rapport aux années précédentes.
- « Il est possible que l’impact de la guerre ne soit pas encore pleinement ressenti, tout comme au printemps 2022. Lors de la première enquête réalisée peu après l’invasion de l’Ukraine par la Russie, l’impact sur la sérénité financière était resté limité, mais en septembre, les inquiétudes financières avaient augmenté », précise Sanders. « Si le conflit perdure, et surtout si le détroit d’Ormuz reste bloqué pendant une longue période, les conséquences économiques sur les prix de l’énergie ou les billets d’avion, par exemple, pourraient devenir de plus en plus visibles et donc accroître les inquiétudes financières. »
De nombreux Belges s’inquiètent tout de même pour leurs finances
Mais : ce score stable ne signifie pas que les Belges ne s’inquiètent pas pour leur portefeuille.
- Au contraire, 6 Belges sur 10 (59 %) ont un niveau de sérénité financière insuffisant et 1 sur 3 (31 %) vit même dans un stress financier permanent. Sanders ajoute toutefois que la situation ne s’est pas (encore) détériorée en raison des conditions macroéconomiques.
- « Le fait que la sérénité financière soit restée stable malgré la hausse des prix à la pompe, de l’énergie et dans les magasins est en soi un mérite, mais cela ne signifie pas pour autant que la sérénité financière est bonne. Six Belges sur dix se situent structurellement en dessous du seuil et s’y trouvent depuis bien avant cette nouvelle vague de troubles géopolitiques », explique Sanders.
Les 35-49 ans sous pression
À noter : un groupe se démarque toutefois : les 35-49 ans. Ils attribuent à leur tranquillité d’esprit financière une note de 55,4 sur 100, ce qui en fait le seul groupe d’âge actif à se situer en dessous de la moyenne de la population.
- Selon l’assureur, ce n’est pas un hasard, car c’est la tranche d’âge qui doit souvent encore rembourser un prêt immobilier, élever des enfants et mener une carrière exigeante.
- À l’autre bout du spectre se trouvent les retraités, avec une tranquillité d’esprit financière de 63,1 sur 100. Ils ont souvent remboursé leur prêt immobilier, perçoivent un revenu de retraite prévisible et ont moins d’obligations financières importantes.
- Enfin, l’écart entre les sexes persiste : les femmes font état d’une tranquillité d’esprit financière inférieure à celle des hommes. L’écart salarial, le travail à temps partiel et une constitution de pension plus faible contribuent ainsi à maintenir un écart financier structurel entre les sexes.
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