Les négociations budgétaires belges porteront sur la sécurité sociale et la fiscalité


Principaux renseignements

  • Cette semaine, les partis au pouvoir entament un nouveau cycle de négociations budgétaires. Il s’agit du troisième cycle de la législature actuelle.
  • À la recherche de 5 milliards d’euros, la N-VA et le MR proposent de réaliser des économies supplémentaires dans le domaine de la sécurité sociale.
  • Le parti Vooruit souhaite augmenter les recettes fiscales et remet sur le tapis la question de l’impôt sur les millionnaires.

Cette semaine, un nouveau cycle de négociations budgétaires s’ouvre au sein du gouvernement fédéral. Les réformes prévues dans l’accord de gouvernement de 2024 ont été mises en œuvre. Le Premier ministre Bart De Wever (N-VA) et les partis au pouvoir ont déjà annoncé des mesures visant à générer 32 milliards d’euros de recettes ou d’économies. Il reste toutefois à trouver 5 milliards d’euros supplémentaires d’ici 2029 pour respecter les règles budgétaires européennes et éviter de se voir infliger des sanctions supplémentaires.

Proposition de la N-VA

Selon la présidente de la N-VA, Valerie Van Peel, il est possible de réaliser davantage d’économies dans le domaine de la sécurité sociale. D’ici 2029, 198 milliards d’euros y seront consacrés, a-t-elle déclaré lors d’une interview dans l’émission « De Ochtend » sur Radio 1. « L’argent doit aller à ceux qui en ont vraiment besoin. »

Selon Van Peel, l’augmentation de l’indemnité est beaucoup trop généralisée. 21 pour cent de la population peut consulter un médecin pour un euro, alors que seuls 10,5 pour cent de la population vit dans la précarité et remplit les conditions liées aux revenus. « Ceux qui souhaitent bénéficier de cette indemnité doivent en faire la demande eux-mêmes et prouver, via un examen des ressources, qu’ils y ont droit. »

Proposition de Vooruit

Conner Rousseau (Vooruit) s’est mis d’accord avec Van Peel cette semaine dans l’émission « De Afspraak ». L’augmentation de l’allocation ne devrait bénéficier qu’aux personnes qui y ont droit ; pour ce faire, ils souhaitent permettre aux mutuelles d’accéder aux bases de données contenant les informations sur les revenus. Il ne s’agirait donc plus d’une demande active de la part des personnes concernées.

Par ailleurs, Vooruit revient sur la taxe sur les millionnaires. Celle-ci s’ajoute à l’impôt sur les plus-values, qui avait déjà été approuvé auparavant. Selon Vooruit, un effort supplémentaire de la part des riches est essentiel pour remettre de l’ordre dans le budget de manière équitable.

Proposition du MR

Le vice-premier ministre David Clarinval (MR) ne veut absolument plus de taxes supplémentaires, même pour les plus riches. « Selon l’accord de gouvernement, un neuvième des recettes supplémentaires devait provenir des impôts, et c’est ce que nous avons fait. Nous ne proposerons que des réformes et des économies », a-t-il déclaré au Nieuwsblad.

Le MR souhaite réaliser ces économies dans la sécurité sociale, plus précisément chez les malades de longue durée. Selon eux, il y a encore trop de personnes qui pourraient en réalité reprendre le travail. Un meilleur contrôle de l’INAMI est nécessaire pour distinguer les malades des profiteurs.

L’Arizona doit s’atteler à une tâche cruciale dans les semaines à venir. Le budget fédéral devra être profondément remanié ; les agences de notation Moody’s et Standard & Poor’s ont abaissé la note de crédit de la Belgique au début du mois. Si 5 milliards d’euros d’économies ne sont pas réalisés d’ici 2029, la Belgique se retrouvera dans une situation encore plus précaire aux yeux de l’Europe et s’exposera à des sanctions financières supplémentaires.

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