Les entreprises de la zone euro s’attendent à une flambée des coûts dans le contexte du conflit avec l’Iran


Principaux renseignements

  • Les entreprises de la zone euro prévoient une hausse significative des prix de vente et des coûts des intrants au cours de l’année à venir.
  • Le conflit en Iran accentue ces pressions inflationnistes en raison de la hausse des coûts énergétiques.
  • Si la BCE (Banque centrale européenne) pourrait maintenir ses taux d’intérêt inchangés pour l’instant, une hausse des taux en juin semble plus probable.

La dernière enquête de la BCE révèle que les entreprises de la zone euro anticipent une hausse considérable des prix de vente et des coûts des intrants au cours de l’année à venir. Le conflit en Iran est un facteur majeur contribuant à ces pressions inflationnistes, selon l’enquête de la BCE.

Flambée des coûts attendus

Les entreprises prévoient désormais une hausse de 3,5 pour cent des prix de vente au cours des douze prochains mois, contre 2,9 pour cent précédemment. Cette forte hausse des prévisions va de pair avec une flambée des coûts des intrants attendus, qui sont passés de 3,6 pour cent à 5,8 pour cent. Il convient de noter que la BCE a observé que les entreprises interrogées après le 28 février, date à laquelle le conflit a débuté, ont fait état de prévisions de coûts et de prix encore plus élevées.

Perspectives inflationnistes

Les anticipations d’inflation à un an ont également augmenté de manière substantielle, atteignant 3 pour cent contre 2,6 pour cent lors de la précédente enquête. En revanche, les anticipations à trois et cinq ans sont restées inchangées.

Cette enquête, menée entre le 19 février et le 1er avril, arrive quelques jours avant la prochaine décision de la BCE sur les taux d’intérêt. La banque centrale a souligné que ces données étaient cruciales pour évaluer l’impact potentiel du conflit au Moyen-Orient sur l’économie de la zone euro.

Décisions sur les taux d’intérêt

La flambée des coûts énergétiques qui accompagne le conflit alimente déjà l’inflation et pèse sur le moral des acteurs économiques à travers l’Europe, même si les implications à long terme restent incertaines. Alors que la BCE devrait maintenir sa politique actuelle en matière de taux d’intérêt jeudi, les décideurs politiques gardent toutes les options ouvertes, le mois de juin apparaissant comme une période plus probable pour une éventuelle hausse des taux.

Malgré la hausse significative des prix de vente et des anticipations d’inflation, les anticipations de croissance des salaires se sont légèrement modérées, passant de 3,1 pour cent au trimestre précédent à 2,8 pour cent. Il s’agit d’un domaine clé pour les décideurs politiques préoccupés par la hausse des coûts de main-d’œuvre. (fc)

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