Principaux renseignements
- La flambée des prix du pétrole réduira les bénéfices de Procter & Gamble pour l’exercice 2027 d’environ 1 milliard de dollars.
- La hausse des coûts du pétrole fait grimper les dépenses d’emballage et de transport de P&G, ce qui pèse sur ses résultats financiers.
- Malgré les défis à court terme liés à l’inflation et aux événements géopolitiques, P&G continue d’enregistrer une forte croissance de ses ventes, tirée par le lancement de nouveaux produits.
Procter & Gamble (P&G) prévoit une baisse significative de ses bénéfices pour l’exercice 2027. Cela est dû à la hausse du prix du pétrole. P&G s’attend à une baisse de son bénéfice après impôts d’environ 1 milliard de dollars, en raison de la hausse des prix du pétrole, passés de 60 dollars à environ 105 dollars le baril. L’entreprise est l’un des leaders du marché dans le secteur des biens de consommation.
Hausse des coûts
Cette pression sur les coûts s’explique par la hausse des dépenses liées aux matériaux d’emballage, tels que le plastique et le papier. Les frais de transport ont également augmenté. Andre Schulten, directeur financier de P&G, reconnaît cette forte hausse des prix des matières premières. Il souligne la nécessité d’ajustements stratégiques au niveau de la chaîne d’approvisionnement et de la structure des coûts.
La hausse des prix du pétrole accentue les pressions inflationnistes. Ce sont surtout les consommateurs à faibles revenus aux États-Unis qui sont touchés. Ils doivent déjà faire face à des coûts élevés dans des secteurs tels que l’alimentation, l’énergie et les soins de santé. Schulten affirme que les récents événements géopolitiques ont encore amplifié ces inquiétudes.
Prévisions de bénéfices
En plus des effets à long terme, P&G prévoit également un impact négatif de 150 millions de dollars sur son bénéfice au quatrième trimestre. Cela s’explique par l’inflation des matières premières, l’exposition aux prix des ressources et des perturbations logistiques. Ces perturbations sont liées au conflit au Moyen-Orient. Par conséquent, l’entreprise anticipe une pression supplémentaire sur ses résultats. Elle prévoit que le bénéfice par action pour l’exercice 2026 se situera dans le bas de la fourchette prévue.
Malgré ces défis, P&G a enregistré de solides performances au troisième trimestre. Son chiffre d’affaires a augmenté de 7 pour cent sur un an pour atteindre 21,24 milliards de dollars. Le bénéfice par action ajusté s’est élevé à 1,59 dollar. L’entreprise a ainsi dépassé les estimations des analystes. P&G attribue cette croissance à des lancements de produits réussis en Amérique du Nord et en Europe. Il s’agit notamment du shampooing Pantene et de la crème pour la peau Olay. L’entreprise a positionné ces produits dans le segment premium et les a vendus à des prix plus élevés.
Durabilité des hausses de prix
Alors que P&G a fait état d’une augmentation des volumes de vente dans trois de ses cinq segments, les analystes ont averti que la poursuite des hausses de prix sur les marques populaires pourrait ne pas être viable indéfiniment.
De plus, P&G cherche activement à obtenir le remboursement des droits de douane précédemment imposés en vertu de l’International Emergency Economic Powers Act. Ces droits ont par la suite été invalidés par la Cour suprême des États-Unis. La société prévoit un remboursement potentiel d’environ 150 millions de dollars après impôts et est actuellement en train de mener à bien la procédure de demande de remboursement. (rd) (em)
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