Les États-Unis veulent exclure l’Espagne de l’OTAN en raison d’un différend concernant l’Iran


Principaux renseignements

  • Les États-Unis envisagent des mesures drastiques contre l’Espagne et le Royaume-Uni, telles que la suspension de l’adhésion espagnole à l’OTAN.
  • Un e-mail divulgué du Pentagone révèle un fossé croissant avec les alliés de l’OTAN concernant le manque d’engagement militaire contre l’Iran.
  • Les tensions exposent un différend stratégique fondamental entre les États-Unis et leurs partenaires européens.

Un courriel interne circulant au sein du Pentagone a révélé une tension croissante entre les États-Unis et certains de leurs alliés de l’OTAN sur la question du soutien militaire contre l’Iran. Selon un responsable américain s’exprimant sous couvert d’anonymat auprès de Reuters, ce courriel suggère que les États-Unis envisagent de prendre des mesures sans précédent contre l’Espagne et le Royaume-Uni en raison de leur manque d’engagement perçu envers l’effort de guerre américain.

Les États-Unis envisagent des mesures sans précédent

Ces mesures potentielles comprennent la suspension de l’adhésion de l’Espagne à l’OTAN et la réévaluation de la position américaine sur les îles Malouines, un territoire revendiqué à la fois par le Royaume-Uni et l’Argentine. L’e-mail exprime une frustration face à ce qu’il décrit comme un sentiment de droit acquis chez les alliés européens. Cette communication est considérée comme un coup de semonce destiné à faire pression sur les partenaires de l’OTAN pour qu’ils apportent un soutien accru.

Le Premier ministre espagnol, Pedro Sánchez, a publiquement rejeté les préoccupations soulevées dans l’e-mail, affirmant que l’Espagne est un membre fiable de l’OTAN et qu’elle remplit toutes ses obligations. Il a souligné que l’Espagne agit sur la base de canaux et de documents officiels plutôt que d’e-mails internes, réaffirmant l’engagement de l’Espagne à collaborer dans le cadre du droit international.

Un fossé grandissant sur la stratégie militaire

Cet e-mail met en évidence un fossé grandissant entre les États-Unis et leurs alliés européens concernant la stratégie militaire vis-à-vis de l’Iran. Les États-Unis sont frustrés par la réticence de l’Europe à accorder l’accès à ses bases pour d’éventuelles attaques contre l’Iran. L’Espagne, en particulier, a refusé d’autoriser les États-Unis à utiliser son espace aérien ou ses bases pour des opérations offensives contre l’Iran, suscitant les critiques du président Trump qui a qualifié l’Espagne de « terrible » et menacé de sanctions commerciales.

De même, le Royaume-Uni a initialement essuyé les critiques du président Trump pour ne pas avoir autorisé l’utilisation de bases britanniques pour lancer des attaques contre l’Iran. Bien que le Premier ministre Keir Starmer ait par la suite accordé l’autorisation pour ce qu’il a qualifié de « fins défensives », cet incident a mis en évidence le fossé grandissant entre les États-Unis et leurs alliés traditionnels sur la question de l’intervention militaire. (fc)

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