Principaux renseignements
- La responsable de la concurrence de l’UE, Teresa Ribera, rejette fermement les propositions visant à assouplir les règles en matière de fusions.
- Elle privilégie un environnement concurrentiel plutôt que la création de « champions » afin de protéger l’innovation et le bien-être des consommateurs.
- L’UE vise à moderniser son cadre de politique de concurrence afin de trouver un équilibre entre la compétitivité et les intérêts des consommateurs dans un monde en mutation.
La responsable de la concurrence de l’Union européenne, Teresa Ribera, s’oppose fermement aux appels en faveur d’un assouplissement des règles en matière de fusions. Elle estime qu’un assouplissement de ces règles serait préjudiciable à l’économie de l’UE et au bien-être des consommateurs. Ribera souligne que la création de « champions » ne doit pas se faire au détriment de la préservation de la concurrence.
Priorité à la concurrence
Elle fait valoir que la réduction des garanties pourrait conduire à des monopoles, étouffer l’innovation et, en fin de compte, nuire aux consommateurs. Ribera préfère favoriser un environnement concurrentiel où de multiples acteurs stimulent les progrès et offrent de meilleurs prix aux consommateurs. Elle estime qu’il est crucial de se concentrer sur l’intégration des marchés au sein de l’UE avant d’envisager une consolidation entre les secteurs.
Ribera souligne que les révisions à venir des lignes directrices sur les fusions constituent une occasion importante de moderniser le cadre de la politique de concurrence de l’UE. L’accent sera mis en particulier sur le renforcement de la phase d’engagement précoce des évaluations de fusions afin d’apporter plus de clarté et d’accélérer le processus. Elle reconnaît la difficulté d’évaluer les avantages sociétaux à long terme parallèlement aux effets immédiats sur les prix, mais souligne l’importance de la transparence dans la détermination de ces critères.
Équilibre entre compétitivité et intérêts des consommateurs
Ce changement d’approche reflète les préoccupations croissantes concernant l’autonomie stratégique de l’UE à la lumière d’événements géopolitiques tels que la guerre en Ukraine. Des décisions passées, telles que le blocage de la fusion ferroviaire entre Siemens et Alstom, ont été critiquées pour avoir potentiellement entravé la concurrence avec des rivaux mondiaux.
Les nouvelles lignes directrices visent à trouver un équilibre entre la promotion de la compétitivité et la protection des intérêts des consommateurs, tout en naviguant dans les complexités d’un paysage mondial en rapide évolution. (fc)
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