L’IA prédit le risque de mélanome avec une précision de 73 pour cent


Principaux renseignements

  • Les modèles d’IA peuvent prédire avec précision le risque de mélanome en analysant un éventail de données plus large que les méthodes traditionnelles.
  • En exploitant les données de santé existantes, l’IA a identifié les personnes ayant développé un mélanome avec une précision de 73 pour cent.
  • Cette avancée ouvre la voie à des interventions ciblées et à des mesures de dépistage précoce susceptibles de sauver des vies chez les personnes à haut risque.

Une nouvelle étude menée par des chercheurs suédois de l’université de Göteborg a donné des résultats prometteurs concernant l’utilisation de l’intelligence artificielle (IA) pour prédire le risque de mélanome. Les modèles d’IA ont été entraînés à partir de données cliniques anonymisées provenant de millions d’adultes suédois, en analysant des informations allant au-delà des facteurs de risque traditionnels tels que l’âge et le sexe.

Plus que des facteurs de risque traditionnels

Ces données comprenaient les antécédents médicamenteux, d’autres diagnostics et des informations sociodémographiques. Fait remarquable, le modèle d’IA le plu avancé a identifié avec précision les personnes qui développeraient plus tard un mélanome dans environ 73 pour cent des cas, surpassant largement les modèles qui ne prenaient en compte que l’âge et le sexe (précision d’environ 64 pour cent).

Impact potentiel sur le secteur de la santé

Selon l’auteur principal de l’étude, Martin Gillstedt, l’impact potentiel de cette recherche ne doit pas être sous-estimé. Les données de santé existantes peuvent être utilisées pour identifier les personnes présentant un risque élevé de mélanome. Bien que ce type d’aide à la décision ne fasse pas encore partie des pratiques quotidiennes des soins de santé, Gillstedt estime que ces résultats ouvrent clairement la voie à une utilisation plus stratégique des données issues des registres à l’avenir.

De plus, en combinant différents points de données, les chercheurs ont pu identifier des sous-groupes spécifiques au sein de la population présentant un risque considérablement accru de développer un mélanome dans les cinq ans. Cela permet des interventions ciblées et des mesures de dépistage précoce susceptibles de sauver des vies pour les personnes les plus à risque. (fc)

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