Un drone russe saisi contient des technologies provenant de pays occidentaux


Principaux renseignements

  • Le drone russe « Knyaz Veshchy Oleg » utilise divers composants provenant de pays occidentaux.
  • Malgré les sanctions internationales, la Russie continue d’avoir accès à la technologie étrangère en exploitant des chaînes d’approvisionnement mondiales complexes.
  • Cette découverte souligne les défis persistants liés à l’application effective des sanctions contre des adversaires technologiquement avancés.

Un drone de reconnaissance russe saisi, connu sous le nom de « Knyaz Veshchy Oleg », a mis en lumière une dépendance surprenante vis-à-vis des technologies étrangères, malgré les sanctions internationales.

Composants étrangers

Des experts ukrainiens du renseignement militaire ont soigneusement démonté le drone et ont découvert un grand nombre de composants provenant de différents pays. Il s’agit notamment de composants provenant des États-Unis, de Suisse, de Chine, de Taïwan et des Pays-Bas. Cette analyse a été partagée par la Direction générale du renseignement ukrainienne (HUR) via le portail War&Sanctions.

Le centre de production russe « Ushkuynik » a développé et produit le « Knyaz Veshchy Oleg ». Une entreprise connue pour la production de drones et de systèmes d’interception. Le drone a une envergure de 2,8 mètres, un poids maximal au décollage de 11 kilogrammes et des performances impressionnantes. Notamment une portée allant jusqu’à 45 kilomètres, une autonomie de vol de 3,5 heures, une vitesse de 130 km/h et une altitude maximale de 3 000 mètres.

Système d’imagerie sophistiqué

Le drone embarque deux caméras, une caméra IP orientée vers l’avant, fabriquée en Chine, et un module optique gyrostabilisé intégrant une intelligence artificielle (IA) pour la détection et le suivi des cibles. De plus, le système d’imagerie avancé du drone comprend un cardan triaxial, une caméra grand angle Full HD et une caméra avec zoom optique 10x.

Des microcontrôleurs de la société suisse STMicroelectronics assurent le système de contrôle de vol du drone. La propulsion est assurée par deux moteurs électriques SunnySky fabriqués en Chine et montés sur les ailes. Afin de limiter les risques liés à la guerre électronique, le drone utilise une antenne CRP à quatre canaux conçue pour une meilleure résistance à la navigation dans des environnements difficiles.

Contournement des sanctions

L’HUR a identifié 33 composants provenant des États-Unis et cinq de Suisse dans ce drone. Cette découverte montre que la Russie reste dépendante de technologies étrangères qu’elle se procure par le biais de chaînes d’approvisionnement complexes.

L’agence souligne que « Ushkuynik », malgré les sanctions imposées par l’Ukraine, l’Union européenne et la Suisse continue d’avoir accès à des composants internationaux. En raison d’incohérences dans l’application des sanctions mondiales. Cette conclusion corrobore des rapports antérieurs des services de renseignement ukrainiens. Qui révélaient que les fabricants russes d’équipements de défense continuent d’utiliser des équipements industriels étrangers provenant de pays tels que l’Allemagne, le Japon et la Suisse. (ev)(fc)

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