Les voitures à essence et diesel perdent en popularité auprès des Belges en raison de la hausse des prix du pétrole

La hausse des prix du pétrole a également un impact considérable sur le marché automobile. Un sondage réalisé par De Tijd révèle que les Belges optent massivement pour des véhicules écologiques. Le géant néerlandais de la distribution automobile Van Mossel indique par exemple que les ventes de voitures électriques d’occasion ont augmenté de 30 à 35 pour cent.


Principaux renseignements

  • Les prix des carburants ont récemment fortement augmenté en raison des tensions géopolitiques, avec une baisse temporaire après un cessez-le-feu.
  • Les Belges optent de plus en plus souvent pour des voitures électriques d’occasion en raison des coûts élevés à la pompe.
  • Bien que les ventes de voitures électriques (sur le marché de l’occasion) soient clairement en hausse, les experts estiment qu’il ne s’agit pas encore d’une véritable percée.

Contexte : La guerre en Iran a fait flamber les prix des carburants.

  • Le prix du litre de diesel avait atteint pas moins de 2,489 euros en début de semaine, un nouveau record.
  • Mercredi, les prix du pétrole ont toutefois baissé après l’annonce d’un cessez-le-feu entre l’Iran et les États-Unis. Nous en ressentons déjà l’impact aujourd’hui dans notre portefeuille. Ainsi, le prix maximal du diesel a baissé de 30,9 centimes pour s’établir à 2,18 euros. Nous payons également moins cher l’essence aujourd’hui. Malgré ces baisses, les prix des carburants restent bien supérieurs au niveau d’avant le début du conflit militaire au Moyen-Orient.
  • La situation au Moyen-Orient reste toutefois incertaine. Cela s’est déjà traduit hier par une légère hausse des prix du pétrole. Aujourd’hui, ceux-ci continuent de fluctuer autour du même niveau. Une reprise des hostilités pourrait suffire à faire remonter les prix à la pompe.

Les Belges optent massivement pour les voitures électriques

À la une : un sondage réalisé par De Tijd révèle que, face à la hausse des prix des carburants, les Belges délaissent les voitures à essence et diesel. La préférence va désormais aux voitures électriques d’occasion. Pour les voitures électriques neuves, il est encore trop tôt pour constater un impact de la crise énergétique sur les ventes.

  • « Ces dernières semaines, les ventes de voitures électriques d’occasion ont augmenté de 30 à 35 pour cent », déclare Koen Claesen, PDG Belux du géant de la distribution automobile Van Mossel, dans une réaction au site d’information. Selon lui, l’explication est simple : la peur de la pompe. « Je reçois ici, dans le showroom, des gens qui, avec leur voiture à essence ou diesel, se retrouvaient soudainement avec 30 euros de plus à dépenser à chaque plein. »
  • Chez le supermarché automobile Cardoen, on constate également une nette augmentation. « Par rapport à la même période l’année dernière, nous vendons aujourd’hui 50 pour cent de voitures électriques en plus », déclare le PDG Matthias Gommeren. « Ce sont surtout les voitures électriques d’occasion, moins chères, qui se vendent extrêmement bien. »
  • Selon Indicata, qui analyse les données du marché automobile et confirme l’analyse de De Tijd, les voitures électriques se vendent également beaucoup plus rapidement. « Jusqu’au début de cette année, les voitures électriques d’occasion restaient chez le concessionnaire pendant des mois avant de trouver un nouveau propriétaire. Mais la situation s’est complètement inversée, surtout pour les petites voitures électriques », explique Filip Dobbeleir, directeur d’Indicata.
    • Ainsi, une Tesla Model 3 d’occasion reste en moyenne 25 jours chez un concessionnaire, soit plus de la moitié de moins qu’au début de l’année. La MG4 chinoise a même vu son temps de séjour en concession passer de 207 à 48 jours. La petite Citroën ë-C3 électrique s’avère également populaire.

« Pas encore de véritable percée »

Remarque : selon le PDG de Cardoen, il est encore trop tôt pour parler d’une véritable percée des véhicules électriques.

  • « Cela dépend énormément de l’évolution des prix des carburants. Mais il est clair qu’après les conducteurs professionnels, les particuliers prennent désormais eux aussi de plus en plus souvent en compte le total des coûts liés à une voiture », explique Gommeren.

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