Principaux renseignements
- Un juge fédéral a jugé que la nouvelle politique du Pentagone en matière d’accès de la presse était illégale et a ordonné le rétablissement de l’accès complet de la presse.
- Le juge a condamné le Pentagone pour avoir tenté de contourner son ordonnance précédente en réinstaurant une politique illégale sous le couvert d’une nouvelle mesure.
- Cette décision marque une victoire juridique importante pour le journalisme indépendant et les protections du Premier amendement contre les tentatives de censure.
Un juge fédéral a jugé que la nouvelle politique du ministère de la Défense à l’égard de la presse était illégale et a ordonné le rétablissement de l’accès total de la presse. Cette décision fait suite à une action en justice intentée par le New York Times et son journaliste Julian Barnes, qui ont fait valoir que les restrictions du Pentagone violaient les droits constitutionnels.
Critiques à l’encontre des restrictions du Pentagone
Le juge Paul Friedman avait précédemment invalidé certaines des règles strictes du Pentagone en matière de couverture médiatique, ce qui avait conduit plusieurs organes de presse, dont CBS News, à cesser leur couverture depuis le Pentagone. Le juge a estimé que la politique révisée à l’égard de la presse, mise en œuvre par le Pentagone après sa décision initiale, ne respectait toujours pas l’ordonnance du tribunal.
Les principales dispositions de cette nouvelle politique comprenaient l’obligation pour les journalistes d’être accompagnés en permanence par des agents du gouvernement et la suppression des bureaux des médias dans le bâtiment.
Le juge réprimande les actions du Pentagone
Le juge Friedman a vivement réprimandé la tentative du Pentagone de contourner son ordonnance précédente. Il a déclaré en effet qu’il ne pouvait pas simplement réintroduire une politique illégale sous le couvert d’une « nouvelle » mesure et s’attendre à ce que le tribunal l’ignore. Auparavant, la décision rendue par le juge en mars avait déjà levé certaines des restrictions les plus contraignantes, telles que le fait de considérer les journalistes sollicitant des informations classifiées comme des risques pour la sécurité.
Par ailleurs, il a rejeté la manière dont le Pentagone présentait l’accès comme un « privilège » plutôt que comme un « droit ». Toutefois, bien que certaines restrictions concernant les déplacements des journalistes à l’intérieur du bâtiment demeurent, la décision de mars impose le rétablissement des accréditations de presse pour Barnes et les autres journalistes du Times.
Victoire juridique pour le journalisme indépendant
Theodore Boutrous Jr., avocat du Times, salue cette décision dans un communiqué adressé à CBS News. Il y voit une affirmation forte de l’autorité judiciaire ainsi que de la protection du journalisme indépendant par le premier amendement. Toutefois, le Pentagone conteste ce jugement et prévoit d’interjeter appel. L’institution affirme avoir respecté l’ordonnance judiciaire en rétablissant les accréditations de presse et en publiant une politique révisée qui répond à toutes les préoccupations soulevées en mars.
Le Pentagone sommé de présenter une déclaration
La dernière ordonnance du juge Friedman exige qu’un responsable du Pentagone présente, avant le 16 avril, une déclaration sous serment détaillant les mesures prises pour garantir la conformité. À cet égard, le juge expose la gravité de l’affaire en affirmant qu’elle met au jour une tentative du secrétaire à la Défense de contrôler le flux d’informations destiné au public américain. En conclusion, il estime que la Constitution et le peuple américain méritent mieux que de telles tentatives de censure. (fc)
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