Principaux renseignements
- La crise d’Ormuz perturbe gravement le transport maritime mondial, bloquant des centaines de navires, en particulier ceux appartenant à des compagnies grecques et des Émirats arabes unis.
- Les géants asiatiques du transport maritime, notamment la Chine, le Japon, l’Inde, Singapour et la Corée du Sud, sont confrontés à des défis de taille en raison des navires bloqués transportant des cargaisons cruciales d’énergie et de marchandises sèches.
- Malgré les risques, certains navires continuent de naviguer dans le détroit.
La crise du détroit d’Ormuz a eu un impact significatif sur les compagnies maritimes du monde entier, les pays européens, en particulier la Grèce, subissant des perturbations notables. Les données révèlent que les navires appartenant à des armateurs grecs représentent environ 12 pour cent du nombre total de navires bloqués dans le détroit d’Ormuz depuis le début du conflit. Cela représente au moins 75 navires de transport de marchandises, dont environ 30 pétroliers ou méthaniers.
Les entreprises des Émirats arabes unis sont également fortement touchées
Après la Grèce, les entreprises basées aux Émirats arabes unis (EAU) sont les deuxièmes plus touchées, avec environ 18 pour cent du total des navires en attente du côté ouest du détroit. Environ 670 navires de marchandises ont été repérés dans cette zone au cours des dernières 48 heures. Les compagnies maritimes chinoises sont également fortement touchées, avec 74 navires de transport de marchandises en activité dans la région, dont 25 pétroliers et méthaniers.
D’autres pays asiatiques ont également subi des conséquences considérables. Les compagnies japonaises comptent au moins 39 navires bloqués, dont des pétroliers, des méthaniers et des cargos. Les compagnies liées à Hong Kong exploitent 25 navires, comprenant des navires de transport d’énergie et des cargos. Les compagnies indiennes ont 24 pétroliers dans la région, tandis que les entreprises singapouriennes et sud-coréennes comptent respectivement 29 et 22 navires bloqués depuis le début du conflit.
Superpétroliers échoués
La crise a entraîné l’échouage d’un nombre important de superpétroliers, avec environ 50 très grands pétroliers (VLCC) et 11 très grands méthaniers touchés. Il convient de noter que la Corée du Sud possède sept VLCC, tandis que la Chine et le Japon en possèdent six chacun, et la Grèce cinq.
Malgré les risques, certains navires ont réussi à traverser le détroit. La société de renseignement maritime Kpler rapporte que plus de 40 traversées ont été effectuées par des navires iraniens depuis le début du conflit, et 60 autres par des navires sanctionnés dans le cadre du programme américain contre l’Iran. Les navires grecs, y compris ceux exploités par Dynacom Tankers Management, ont effectué environ 35 traversées.
La crise continue de poser des défis aux compagnies maritimes en raison de la flambée des coûts d’assurance et des risques accrus pour les membres d’équipage et les cargaisons. Des centaines de navires restent en attente alors que la situation évolue.
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