Le conflit au Moyen-Orient pourrait coûter des milliards aux pays arabes ; 3,6 millions de personnes risquent de perdre leur emploi


Principaux renseignements

  • Le conflit qui perdure au Moyen-Orient menace les pays arabes de pertes économiques considérables, dépassant les 120 milliards de dollars (105 milliards d’euros).
  • L’impact de la guerre pourrait entraîner un chômage généralisé, risquant de plonger des millions de personnes dans la pauvreté.
  • Le Conseil de coopération du Golfe et la région du Levant sont confrontés aux conséquences économiques les plus graves.

Une nouvelle étude des Nations Unies met en garde contre de graves conséquences économiques pour les pays arabes si le conflit avec l’Iran se poursuit. Réalisée par le Programme des Nations Unies pour le développement, cette étude a analysé divers scénarios afin d’évaluer l’impact potentiel de la guerre sur la région.

Perte de 3,6 millions d’emplois

Les résultats révèlent une perte stupéfiante en termes de croissance économique, allant de 120 à 194 milliards de dollars dans l’ensemble des États arabes. Ce recul du produit intérieur brut est attribué aux perturbations causées par le conflit en cours, qui a débuté le 28 février. Selon les auteurs du rapport, même une escalade militaire de courte durée pourrait avoir des répercussions socio-économiques de grande ampleur pour l’ensemble de la région.

Les retombées économiques devraient entraîner une augmentation significative des taux de chômage, pouvant atteindre quatre points de pourcentage. Cela se traduirait par une perte estimée à 3,6 millions d’emplois et pourrait plonger jusqu’à quatre millions de personnes dans la pauvreté.

Disparités régionales

Les pays du Conseil de coopération du Golfe et la région du Levant devraient être les plus durement touchés par les dommages économiques, chacun devant perdre plus de 5,2 pour cent de son PIB. L’impact du conflit s’étend au-delà du Moyen-Orient, provoquant déjà une flambée des prix mondiaux de l’énergie et suscitant des inquiétudes quant à la stabilité de l’économie mondiale.

Un précédent rapport de l’ONU avait souligné que la fermeture du détroit d’Ormuz était un facteur majeur de la hausse des prix des denrées alimentaires et des engrais, affectant de manière disproportionnée les pays vulnérables.

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