Principaux renseignements
- Le conflit entre les États-Unis, Israël et l’Iran fait grimper les prix du pétrole à des niveaux records en raison de la quasi-fermeture du détroit d’Ormuz.
- Les prix du pétrole pourraient atteindre 200 dollars le baril si le conflit se prolonge jusqu’en juin et perturbe cette voie navigable vitale.
Le conflit en cours impliquant les États-Unis, Israël et l’Iran a considérablement perturbé les marchés énergétiques mondiaux, propulsant les prix du pétrole à des niveaux sans précédent. Le Brent, référence internationale, est en passe d’enregistrer sa plus forte hausse mensuelle jamais observée, avec une progression de 51 pour cent depuis début mars. Ce chiffre dépasse le précédent record établi en septembre 1990, lors de la première guerre du Golfe.
Détroit d’Ormuz
L’impact du conflit est principalement dû à la fermeture quasi totale du détroit d’Ormuz, une voie navigable cruciale par laquelle transite environ un cinquième des approvisionnements mondiaux en pétrole et en gaz.
Cette perturbation a entraîné une flambée des prix du pétrole brut et des produits raffinés. Avant le conflit, environ 15 millions de barils de pétrole brut et 5 millions de barils de produits raffinés traversaient quotidiennement le détroit.
En route vers les 200 dollars le baril ?
Les analystes prévoient que si le conflit se prolonge jusqu’en juin et que le détroit d’Ormuz reste fermé, les prix du pétrole pourraient grimper jusqu’à 200 dollars le baril. Selon les analystes du groupe Macquarie, ce scénario a une probabilité de 40 pour cent. Une autre prévision suggère une probabilité de 60 pour cent que le conflit prenne fin d’ici la fin du mois de mars.
Malgré les efforts visant à atténuer l’impact, tels que la libération coordonnée de 400 millions de barils provenant des réserves d’urgence, les prix du pétrole ont poursuivi leur trajectoire ascendante. BloombergNEF estime que le conflit au Moyen-Orient a privé l’offre mondiale d’environ 9 millions de barils de pétrole par jour.
Incidence sur le cours de l’or
L’incertitude liée au conflit a également eu des répercussions sur d’autres marchés. L’or a connu sa cinquième plus forte baisse mensuelle en 50 ans, reflétant une tendance générale à la volatilité dans toutes les classes d’actifs. Le pétrole s’est imposé comme l’actif le plus performant pendant cette période de turbulences, tandis que les actions, les prix des obligations d’État et les métaux précieux ont tous subi des pertes.
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