Principaux renseignements
- Le Danemark a pris des mesures de précaution militaires contre une invasion américaine du Groenland.
- La crainte d’une attaque américaine a augmenté après l’intervention au Venezuela en janvier 2026.
- La France, l’Allemagne, la Norvège, la Suède et le Danemark ont envoyé une force armée commune au Groenland.
Suite aux projets de président Donald Trump, le Danemark a pris des mesures de précaution militaires contre une invasion américaine du Groenland. Le diffuseur danois DR rapporte que Copenhague a pris, durant cette période, des dispositions concrètes en vue d’un conflit armé sur l’île.
Préparation au conflit
Des sources médiatiques danoises ont révélé que pendant la période où Trump a exprimé son désir d’acquérir le Groenland, Copenhague a entamé des préparatifs en vue d’un éventuel conflit militaire. Cela comprenait le déploiement de soldats danois au Groenland, équipés d’explosifs destinés à mettre hors service les pistes d’atterrissage de Nuuk et de Kangerlussuaq, empêchant ainsi efficacement l’atterrissage d’avions américains.
De plus, selon la DR, les autorités danoises ont également envoyé des réserves de sang provenant des banques de sang nationales afin d’assurer la prise en charge médicale des blessés en cas d’affrontement armé. Ces mesures auraient été prises à la suite d’une série de discussions secrètes avec des dirigeants européens visant à obtenir un soutien politique contre une éventuelle agression américaine.
Crainte d’une invasion américaine
L’attaque américaine contre le Venezuela début janvier 2026 a marqué un tournant décisif, intensifiant les craintes d’une action similaire contre le Groenland. La déclaration ultérieure de Trump affirmant que les États-Unis avaient « besoin » du Groenland a encore accru les inquiétudes. En réponse, la Première ministre danoise Mette Frederiksen a averti que toute attaque des États-Unis contre un allié de l’OTAN aurait des conséquences catastrophiques tant pour l’alliance que pour la sécurité de l’après-guerre.
Cette menace perçue a entraîné une accélération des plans déjà en place pour le déploiement de forces danoises et européennes au Groenland. Un haut responsable français, s’exprimant sous couvert d’anonymat auprès de DR, a souligné que la crise du Groenland avait renforcé l’unité entre les nations européennes, mettant l’accent sur la nécessité impérative d’une autonomie collective en matière de sécurité.
Le Danemark a tenté une désescalade
Alors que le Danemark cherchait à apaiser les tensions avec les États-Unis, il restait néanmoins résolument déterminé à défendre le Groenland. Une équipe de pointe composée de soldats danois, français, allemands, norvégiens et suédois est arrivée au Groenland, suivie ensuite d’un contingent plus important comprenant des troupes d’élite. Des avions de chasse danois et un navire de guerre français ont également été dépêchés vers la région de l’Atlantique Nord.
Cette réponse militaire coordonnée visait à dissuader l’agression américaine en présentant un front multinational. Une source danoise du ministère de la Défense a d’ailleurs comparé la situation à la période de tension d’avril 1940, soulignant ainsi la gravité de la menace. Toutefois, ni le ministère danois de la Défense, ni les bureaux du Premier ministre groenlandais Jens-Frederik Nielsen et de la Première ministre danoise Mette Frederiksen n’ont fait de commentaires sur ces révélations. (jv)
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