Principaux renseignements
- Le ministre de la Défense, Theo Francken (N-VA), vise à doubler le nombre d’entreprises de défense dans le pays d’ici cinq ans.
- Francken souligne les avantages économiques d’investir dans la défense, en donnant la priorité à la création d’emplois locaux et en utilisant les fonds publics pour soutenir l’économie belge.
- Il plaide en faveur d’une plus grande autonomie européenne en matière de sécurité, afin de réduire la dépendance vis-à-vis des États-Unis en cas de crise.
Le ministre belge de la Défense, Theo Francken, s’est fixé un objectif ambitieux : doubler le nombre d’entreprises de défense dans le pays d’ici cinq ans. Il a fait cette annonce lors d’une discussion au salon de la défense Bedex à Bruxelles, où il s’est exprimé aux côtés du secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte.
Vers 160 entreprises du secteur de la défense
À l’heure actuelle, la Belgique compte 80 entreprises de défense. Francken souhaite porter ce chiffre à 160, reconnaissant la difficulté de la tâche mais soulignant sa détermination à atteindre cet objectif. Il a cité l’augmentation du budget de la défense comme un facteur clé permettant à la Belgique d’obtenir davantage de contrats.
Francken a souligné les progrès significatifs réalisés par la Belgique dans le secteur de la défense. Il y a cinq ans, investir dans la défense était souvent perçu comme éthiquement discutable.
Avantages économiques
Il a souligné l’importance des retombées économiques pour la Belgique, affirmant qu’il était un client exigeant qui accordait la priorité à la création d’emplois locaux. Selon lui, les fonds publics devraient profiter à l’économie belge.
Autosuffisance européenne
Au cours de sa conversation avec le secrétaire général de l’OTAN, Francken a souligné l’importance durable de la collaboration au sein de l’alliance. Il a mis l’accent sur les valeurs communes qui unissent les membres de l’OTAN, quel que soit le président américain en fonction.
Francken a également réitéré la nécessité pour les nations européennes d’être autosuffisantes en matière de sécurité. Il a exprimé son souhait d’éviter de dépendre de l’aide des États-Unis à chaque fois qu’une crise survient, reconnaissant que les États-Unis ont leurs propres priorités. Si la coopération reste cruciale, Francken estime que l’Europe devrait être capable de gérer ses propres défis en matière de sécurité.
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