L’UNESCO s’inquiète du patrimoine endommagé en Iran


Principaux renseignements

  • Le récent conflit a causé des dommages importants à plusieurs sites historiques et culturels en Iran, soulevant des inquiétudes quant à la préservation du patrimoine iranien.
  • L’Iran et le Liban ont officiellement demandé à l’UNESCO d’étendre la protection renforcée à d’autres sites de la région en raison de la rapidité et de l’ampleur des dégâts.
  • Au-delà de la destruction physique, la perte de ces sites revêt une importance personnelle et culturelle profonde pour de nombreux Iraniens.

Le récent conflit a causé des dégâts importants à plusieurs sites historiques et culturels en Iran. Au moins quatre de ces sites, dont des palais et une ancienne mosquée, ont été touchés, ce qui soulève des inquiétudes quant à la préservation du patrimoine iranien.

Appels à une protection renforcée

En raison de la rapidité et de l’ampleur des dégâts, l’Iran et le Liban ont officiellement demandé à l’UNESCO d’étendre la protection renforcée à d’autres sites de la région. L’UNESCO a confirmé les dégâts causés à des monuments remarquables tels que le palais du Golestan à Téhéran, le palais Chehel Sotoun et la mosquée Masjed-e Jāme à Ispahan. Des dégâts ont également été signalés près de la vallée de Khorramabad, un site contenant des grottes préhistoriques datant de plusieurs milliers d’années.

Conséquences des dommages

Bien que l’UNESCO ait fourni les coordonnées de ces sites patrimoniaux à toutes les parties impliquées dans le conflit, les exhortant à prendre des mesures de précaution, les dégâts persistent. Ce type de dommages collatéraux causés aux sites culturels n’est pas propre au conflit actuel, puisqu’il s’étend à d’autres régions comme Israël et le Liban. Les experts et les défenseurs des droits de l’homme soulignent l’impact dévastateur de ces dégâts sur les populations civiles, mettant en avant la destruction d’un patrimoine historique irremplaçable.

Le programme du patrimoine mondial de l’UNESCO 

Les sites touchés figurent sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO, qui répertorie des lieux d’une valeur universelle exceptionnelle. Le programme vise à protéger ces monuments par une assistance technique et des formations pour préserver cet héritage. La décision de l’administration Trump de retirer les États-Unis de l’UNESCO en décembre complique toutefois les efforts de protection du patrimoine mondial. Ce retrait découle d’inquiétudes concernant le prétendu parti pris de l’organisation envers Israël et le manque d’alignement sur les intérêts nationaux des États-Unis.

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