Plusieurs entreprises bruxelloises ont récemment annoncé des licenciements : quelle en est la cause ?


Principaux renseignements

  • Les licenciements à l’initiative de l’employeur sont en forte hausse dans la région bruxelloise en raison de l’incertitude économique croissante.
  • Malgré cette tendance, les départs volontaires des employés restent la principale cause de résiliation des contrats.
  • Les grandes entreprises belges mettent en œuvre des plans de restructuration, notamment des suppressions d’emplois, ce qui contribue à l’augmentation des licenciements à l’initiative de l’employeur.

Les licenciements à l’initiative de l’employeur sont en augmentation dans la région de Bruxelles-Capitale. Une étude récente menée par le spécialiste des ressources humaines Acerta a révélé que plus d’un quart des contrats à durée indéterminée ont pris fin l’année dernière à la suite d’une décision de l’employeur, ce qui représente le taux le plus élevé depuis cinq ans. Cette tendance est attribuée à l’incertitude économique croissante qui touche à la fois la Belgique et Bruxelles en particulier.

Évolution du paysage de l’emploi

Alors que les licenciements à l’initiative de l’employeur ont considérablement augmenté, les départs à l’initiative de l’employé sont restés la raison la plus courante de résiliation de contrat. Les départs à la retraite ont représenté un pourcentage plus faible, tandis que les accords mutuels ont constitué un quart de toutes les résiliations.

Il est devenu plus difficile pour les jeunes diplômés de Bruxelles de trouver un emploi permanent. En 2025, seuls 12,5 pour cent des nouveaux contrats à durée indéterminée ont été attribués à des personnes de moins de 25 ans, contre 15,2 pour cent en 2021. Cette évolution est liée à un nombre croissant de candidats expérimentés et à l’impact potentiel de la technologie sur les emplois de premier échelon.

Tendances en matière d’ancienneté

Il est intéressant de noter que les employés bruxellois dont le contrat a été résilié en 2025 avaient en moyenne 8,33 ans d’ancienneté, soit un peu plus que la moyenne nationale, qui est d’environ 7,5 ans.

Cette augmentation des licenciements à l’initiative de l’employeur coïncide avec l’annonce de plans de restructuration par plusieurs grandes entreprises belges. Proximus vise à réduire ses effectifs de 1 200 personnes d’ici 2030 par le biais de départs naturels, de départs volontaires et d’initiatives de reconversion professionnelle. L’entreprise prévoit d’autres réductions, car un nombre important d’employés devraient prendre leur retraite entre 2031 et 2035.

Tendances générales en matière de restructuration

Le nombre de licenciements augmente également en dehors de Bruxelles. Le groupe Telenet prévoit de réduire ses effectifs de 10 pour cent d’ici 2028. Cela impliquera de réduire le recours à des consultants externes, de proposer des plans de départ volontaire et d’optimiser son réseau de vente au détail.

British American Tobacco a également annoncé des suppressions d’emplois dans son usine de Groot-Bijgaarden en Belgique, attribuant cette décision au durcissement de la réglementation sur le tabac et à l’augmentation des droits d’accise.

Si ces annonces ont un impact sur les activités dans toute la Belgique, elles reflètent un contexte plus large d’incertitude économique et de restructuration organisationnelle, qui pourrait contribuer à l’augmentation des licenciements initiés par les employeurs observée à Bruxelles.

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