Principaux renseignements
- L’administration Trump a débloqué plus de 5 milliards de dollars (environ 4,2 milliards d’euros) pour les secours en cas de catastrophe, mais a exclu plusieurs États dirigés par des démocrates, ce qui a suscité des accusations de manœuvres politiques.
- Cette distribution sélective soulève des inquiétudes quant à la politisation de l’aide humanitaire vitale et à son impact sur les efforts de reconstruction en cours dans les zones touchées.
- Malgré la bonne nouvelle pour certains États, ce déblocage révèle les difficultés de la FEMA face aux blocages politiques et bureaucratiques
Les fonds d’aide aux sinistrés, longtemps retardés par des obstacles bureaucratiques, voient enfin une évolution avec le déblocage de plus de 5 milliards de dollars (environ 4,2 milliards d’euros) par l’administration Trump. C’est ce que rapporte CNN. Cependant, cette décision exclut plusieurs États dirigés par les démocrates, ce qui soulève des inquiétudes quant aux motivations politiques derrière ce déblocage.
Une distribution sélective qui suscite des inquiétudes
L’Agence fédérale de gestion des urgences (FEMA), chargée de distribuer ces fonds, a été critiquée pour sa lenteur, due en partie aux règles strictes imposées par le département de la Sécurité intérieure (DHS) en matière de dépenses. Si la dernière allocation comble une partie du retard de plus de 14 milliards de dollars (environ 11,9 milliards d’euros), des États clés comme la Californie, l’Illinois, le Minnesota et le Colorado sont notablement absents de la liste des bénéficiaires.
Des sources proches du dossier suggèrent que cette distribution sélective est une tactique utilisée pour exercer une pression politique. Elles affirment que l’utilisation de l’aide d’urgence en cas de catastrophe comme outil politique est très préoccupante. Le DHS, quant à lui, soutient que le processus est fondé sur le mérite et la responsabilité, et qu’il donne la priorité aux projets en fonction de leur état de préparation et du respect de protocoles de contrôle stricts. L’agence souligne que les fonds ont été alloués à un groupe diversifié d’États, dont certains dirigés par des démocrates.
L’exclusion a un impact sur les efforts de reconstruction en cours
L’exclusion de certains États suscite des interrogations, d’autant plus qu’ils sont encore en pleine reconstruction après avoir subi des catastrophes majeures. La Californie, par exemple, attend toujours plus d’un milliard de dollars (environ 850 000 d’euros) d’aide pour faire face aux conséquences des incendies dévastateurs. Les législateurs démocrates ont condamné cette décision, y voyant une nouvelle preuve de la politisation de l’aide aux sinistrés par l’administration.
La situation est d’autant plus complexe que le département de la Sécurité intérieure (DHS) est actuellement paralysé, ce qui empêche la FEMA de répondre efficacement aux catastrophes. Bien que l’agence insiste sur le fait que son fonds d’aide aux sinistrés reste indépendant de l’impasse budgétaire, le déblocage des 5 milliards de dollars épuisera considérablement cette ressource cruciale.
La frustration grandit face aux retards de financement
Les législateurs et les responsables politiques des deux partis ont exprimé leur frustration croissante à l’égard de la secrétaire du DHS, Kristi Noem, en raison des retards persistants dans le déblocage des fonds de la FEMA. Ils affirment que ces retards pèsent sur les budgets des États, retardent des projets d’atténuation essentiels et exposent les communautés à de futures catastrophes.
La situation serait devenue une source de tensions internes au sein de l’administration, certains responsables exprimant en privé leur inquiétude quant au fait que la politisation de l’aide aux sinistrés pourrait se retourner contre eux sur le plan politique, d’autant plus que les États républicains, dont le budget est limité, dépendent souvent fortement du soutien de la FEMA.
Une bonne nouvelle pour certains États
Malgré la controverse entourant le déblocage des fonds, certains États comme New York et la Caroline du Nord sont sur le point de recevoir des financements substantiels pour la reconstruction après la catastrophe et les dépenses liées au Covid. Ces allocations ont été défendues par les législateurs républicains qui les considèrent comme essentielles pour le bien-être de leurs électeurs.
La publication de cette dernière tranche de financement, bien qu’elle soit une bonne nouvelle pour certains, souligne les défis auxquels la FEMA est confrontée pour répondre efficacement aux catastrophes dans un contexte d’impasse politique et d’obstacles bureaucratiques. L’agence est soumise à des pressions pour accélérer son processus de décaissement et répondre aux préoccupations concernant l’équité et la transparence de ses décisions. (fc)
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