Principaux renseignements
- La Chambre basse du Mexique a approuvé à l’unanimité une réforme du travail qui réduit la semaine de travail standard à 40 heures sur quatre ans et garantit un jour de congé payé par semaine.
- La mesure reflète une prise de conscience croissante de la nécessité d’améliorer l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée au Mexique.
- Les gouvernements de gauche en Amérique latine, notamment au Chili, en Colombie et au Brésil, poursuivent des réductions similaires du temps de travail.
La Chambre basse du Mexique a approuvé à l’unanimité une réforme du travail défendue par la présidente Claudia Sheinbaum. La mesure réduira progressivement la semaine de travail standard de 48 à 40 heures au cours des quatre prochaines années, tout en garantissant un jour de congé payé par semaine.
Si certains détracteurs ont exprimé leurs inquiétudes quant à une éventuelle augmentation des coûts de main-d’œuvre et à une baisse de la productivité, le soutien massif à cette réforme reflète une prise de conscience croissante de la nécessité d’améliorer l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée.
Politiques de gauche gagnent du terrain
L’adoption de cette réforme marque une victoire importante pour la coalition de gauche de Claudia Sheinbaum, qui a toujours donné la priorité aux politiques favorables aux travailleurs. Cela inclut la limitation des pratiques d’externalisation et le renforcement des droits syndicaux. Le Mexique rejoint désormais le Chili et la Colombie parmi les pays d’Amérique latine dotés de gouvernements de gauche qui ont mis en œuvre des réductions similaires du temps de travail ces dernières années.
L’initiative chilienne visant à instaurer la semaine de 40 heures, soutenue par le président sortant Gabriel Boric, a été une réalisation majeure pour son administration après un revers antérieur lié à une proposition de révision constitutionnelle visant à renforcer les droits des travailleurs. Le président colombien sortant, Gustavo Petro, a également été le fer de lance d’une réduction progressive de la semaine de travail de 48 à 42 heures, sans incidence sur les salaires ou les avantages sociaux.
Brésil emboîte le pas
Au Brésil, le président Luiz Inácio Lula da Silva poursuit une proposition similaire visant à réduire le temps de travail avant sa campagne de réélection prévue. Ses partisans affirment que cette mesure améliorerait la qualité de vie et créerait davantage d’opportunités d’emploi. Cependant, les groupes industriels ont exprimé leurs inquiétudes quant aux répercussions négatives potentielles sur la compétitivité des entreprises. Une récente enquête a révélé que plus de 60 pour cent des Brésiliens sont favorables à la réduction du temps de travail. (fc)
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