Principaux renseignements
- L’Union euopéenne cherche à contribuer au processus de paix et à fournir une aide humanitaire à Gaza.
- Bien que favorables aux objectifs du Conseil de paix, certains pays de l’UE émettent des réserves quant à l’initiative de Trump.
- Le Conseil est confronté à des obstacles, notamment l’approbation par Israël de la formation de la police palestinienne.
Les ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne ont rencontré lundi à Bruxelles Nikolay Mladenov, directeur du Conseil de paix. Cette réunion fait suite à une réaction mitigée de l’UE à l’initiative de Donald Trump visant à mener les efforts de reconstruction à Gaza.
Engagement de l’UE
Au cours des discussions, la chef de la politique étrangère de l’UE, Kaja Kallas, a souligné la volonté du bloc de contribuer au processus de paix et de fournir une aide humanitaire à Gaza. Mladenov a informé les ministres de la situation actuelle à Gaza. Il a présenté la stratégie du Conseil de paix. Dans le cadre de cette stratégie, l’UE a un rôle actif à jouer dans les efforts de stabilisation et d’aide humanitaire.
Kallas s’est déclarée satisfaite de l’assurance donnée par Mladenov que le Conseil s’engageait à améliorer les conditions à Gaza et reconnaissait l’importance de l’implication de l’UE. Elle a également mentionné qu’un pays de l’UE, dont le nom n’a pas été divulgué, avait bloqué de nouvelles sanctions contre les colonies israéliennes illégales, tandis que la formation prévue de la police palestinienne à Gaza attendait l’approbation d’Israël.
Relations avec l’UE
L’UE entretient des relations étroites avec Israël et les Palestiniens, jouant un rôle crucial au poste-frontière de Rafah entre Gaza et l’Égypte et étant le plus grand donateur de l’Autorité palestinienne. Cependant, la décision de s’engager auprès du Conseil de paix de Trump a suscité une controverse au sein de l’UE. Certains États membres soutiennent cette initiative. D’autres, comme la Hongrie et la Bulgarie, y ont adhéré en tant que membres à part entière.
La réunion inaugurale à Washington a attiré des observateurs de douze autres pays de l’UE. L’Autriche, la Croatie et l’Allemagne étaient présentes. Il est à noter que des dirigeants européens de premier plan, tels que le président français Emmanuel Macron et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, ont décliné l’invitation à participer. Von der Leyen a envoyé la commissaire Dubravka Šuica en tant qu’observatrice. Cette décision a suscité des critiques. Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot a estimé que cela était contraire aux règles de l’UE.
La défense de la Commission et la vision de Trump
La Commission a défendu sa décision, affirmant qu’il était de son ressort d’accepter les invitations et soulignant son engagement à influencer les efforts de reconstruction et de maintien de la paix à Gaza au-delà de son rôle de principal donateur de l’Autorité palestinienne.
La vision ambitieuse de Trump pour le Conseil va bien au-delà de la reconstruction de Gaza. Elle comprend des objectifs tels que la gouvernance de la région et la remise en question de l’autorité du Conseil de sécurité des Nations unies. Cependant, la réalité complexe à Gaza pourrait tempérer ces ambitions, compte tenu des progrès limités réalisés jusqu’à présent dans le respect de l’accord de cessez-le-feu.
(jw)(fc)
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