La start-up finlandaise IQM, spécialisée dans l’informatique quantique, vise une cotation à la Bourse de New York


Principaux renseignements

  • IQM vise à devenir l’une des premières sociétés cotées en bourse dans le domaine de l’informatique quantique en Europe grâce à une fusion avec Real Asset Acquisition Corp.
  • Cette opération valorise IQM à 1,8 milliard de dollars et pourrait injecter plus de 300 millions de dollars dans l’entreprise.
  • L’informatique quantique promet de révolutionner des domaines tels que la médecine et la finance en apportant des solutions à des problèmes complexes qui dépassent actuellement les capacités des ordinateurs classiques.

IQM, une start-up finlandaise spécialisée dans l’informatique quantique, est en passe de devenir l’une des premières entreprises européennes cotées en bourse dans ce domaine émergent. La société prévoit d’y parvenir grâce à une fusion avec Real Asset Acquisition Corp (SPAC), une société d’acquisition à vocation spécifique.

Détails financiers

Cette transaction, qui valorise IQM à 1,8 milliard de dollars, est soumise à l’approbation des actionnaires et aux autorisations réglementaires. IQM prévoit que la transaction sera finalisée d’ici juin de cette année. Peu après, l’entreprise sera également présente sur la Bourse de New York. IQM envisage également une double cotation à la Bourse d’Helsinki.

Fondée en 2018, IQM a obtenu un financement de série B de 320 millions de dollars en septembre dernier, ce qui la valorise à 1 milliard de dollars. Ce tour de table a été mené par Ten Eleven Ventures, une société d’investissement américaine spécialisée dans la cybersécurité.

Systèmes quantiques à architecture ouverte

IQM développe des systèmes quantiques à architecture ouverte et à pile complète qui peuvent être déployés sur site ou accessibles via le cloud. La fusion pourrait rapporter plus de 300 millions de dollars à IQM. Cela se ferait grâce à une combinaison d’investissements privés dans le financement public par actions et de liquidités sur le compte fiduciaire de la SPAC. En supposant qu’il n’y ait pas de remboursements.

L’informatique quantique recèle un immense potentiel pour effectuer des calculs à des vitesses bien supérieures à celles des ordinateurs classiques. Cela permet de trouver des solutions à des problèmes plus complexes et de traiter des ensembles de données plus volumineux. Ses partisans estiment qu’elle pourrait révolutionner des domaines tels que la médecine, la science et la finance en facilitant des découvertes révolutionnaires.

Applications futures

Le calcul quantique en est encore à ses balbutiements et se heurte à des obstacles techniques. Il montre toutefois des signes encourageants de progrès. Les analystes prévoient un avenir où les entreprises utiliseront activement les ordinateurs quantiques à des fins commerciales.

Des discussions sont déjà en cours concernant l’intégration des ordinateurs quantiques dans les infrastructures existantes des centres de données. IQM rejoint un nombre croissant d’acteurs européens dans le domaine de l’informatique quantique. Notamment Quantinuum, basé au Royaume-Uni, et Multiverse Computing, basé en Espagne.

La Chine investit actuellement plus que tout autre pays dans la technologie quantique grâce à ses financement publics. Ils ont actuellement investi près de 18 milliards de dollars dans la recherche et le développement. L’UE suit de près avec des investissements substantiels. (ev)

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