2022, l’année des étoiles : retour sur un an qui a relancé la grande course à l’espace

Sur l’heure des rétrospectives, et dans le domaine spatial, 2022 a de toute évidence été une année fort remplie. Retour sur les 5 grands moments de l’année (quasi) écoulée pour celles et ceux qui ont la tête dans les étoiles.

Le déploiement de James Webb, le télescope spatial qui nous montre l’univers

Techniquement le JWST (James Webb Space Telescope) a été lancé dans les derniers jours de 2021, le 25 décembre exactement. Tout un symbole. Mais c’est donc en 2022 qu’il a atteint son orbite, le point de Lagrange L2, plus loin de la Terre que ne l’est la Lune, pour nous offrir la meilleure lucarne que nous n’ayons jamais eue sur l’infini. Depuis juillet dernier les images fantasmagoriques et les nouvelles découvertes s’enchaînent, et James Webb nous offrira sûrement d’autres merveilles en 2023.

Le lancement – tant attendu – de la première mission lunaire depuis 50 ans

Artémis I nous aura fait patienter. Cette première mission du nouveau programme lunaire de la NASA devait quitter la Terre à la fin du mois d’août, la fusée n’a finalement décollé que le 16 novembre. Mais tous ces retards et toutes ces précautions en valaient finalement la peine : tout s’est passé au mieux, et le vaisseau Orion, qui devra plus tard emmener des êtres humains, a effectué sans encombre son aller et retour jusqu’au-delà de la Lune, avant de revenir sur Terre le 10 décembre dernier. Le départ a été laborieux, mais cette fois c’est sûr, on est sur la bonne route pour un retour durable sur la Lune.

La première petite brique de notre future base spatiale en orbite lunaire

CAPSTONE ne fait pas plus de 25 kg et a la taille d’un petit frigo, mais cette sonde lancée en juin dernier doit s’assurer de la viabilité de l’orbite de notre future plus lointaine colonie spatiale. Ce satellite de poche, dont le nom est l’acronyme pour « Cislunar Autonomous Positioning System Technology Operations and Navigation Experiment » doit ouvrir la voie pour Lunar Gateway, la future station orbitale autour de la Lune, qui devrait être lancée en 2024. Le petit objet a d’ailleurs subi une perte de contact de quelques jours en approchant de la Lune, mais aux dernières nouvelles il continue sa mission d’éclaireur de l’espace.

Le premier impact pour dévier un astéroïde de sa course en cas de danger pour la Terre

Défendre la Terre contre d’éventuels bolides spatiaux comparables à celui qui a sonné le glas des dinosaures, c’est un vieux rêve que nous avons enfin rendu possible. Le 27 septembre dernier, après 10 mois de voyage, l’impacteur DART a percuté l’astéroïde Dymorphos, à 11 millions de kilomètres de notre petite planète si vulnérable. C’était un test bien sûr, ce malheureux caillou ne présentait aucun danger, ni avant ni après le choc. Mais l’option de l’impacteur a fait ses preuves. C’est une grande victoire pour l’humanité.

La fin de l’assemblage de la station spatiale chinoise

Les Occidentaux l’appellent tout simplement CSS, pour Chinese Space Station, mais dans son pays d’origine, on parle plutôt de Zhōngguó kōngjiānzhàn. Dans tous les cas, cette station de 66 tonnes placées sur une orbite basse de 300 à 400 km fait office de marqueur tangible des ambitions spatiales de l’Empire du Milieu. Après les deux structures plus petites Tiangong 1 et 2, la CSS représente une présence permanente en orbite du drapeau au cinq étoiles. Celle-ci a été achevée avec le lancement, le 31 octobre dernier, du troisième et dernier module, nommé Mengtian. Et comme l’ISS est en fin de vie et que les projets des Russes sont loin d’être clairs, la CSS sera, pour un temps au moins, la seule présence humaine permanente en orbite terrestre.

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