Prêt à quitter les Yakuzas ? Il y a maintenant une prothèse de doigt pour cela

Les yakuzas (membres des mafias japonaises) rencontrent parfois un obstacle de taille lorsqu’ils veulent prendre un nouveau tournant et abandonner leur vie de délinquance : il peut leur manquer une (ou plusieurs) phalanges de doigt. Mais depuis une vingtaine d’années, une femme s’est spécialisée sur cette niche : elle propose des prothèses pour les Yakuzas prêts à quitter leur clan. Le « yubitsume » est une pratique pluri-centenaire à laquelle s’adonnent les yakuzas, lorsqu’ils enfreignent le code d’honneur de leur clan. Il consiste en une auto-amputation de la dernière phalange de l’auriculaire de la main gauche. 45% des yakuzas modernes se seraient mutilés de cette manière. Yukako Fukushima, une employée de la firme de prothèses Kawamura Gishi, façonne une phalange artificielle qui s’adapte sur le doigt mutilé. Cette phalange est dotée d’empreintes au moyen de silicone et d’un mélange de peintures. Plus de 1.800 carnations sont disponibles et « il est difficile de voir où le doigt artificiel commence ».

Un artifice indispensable pour changer de vie

Mais, pour pouvoir créer ce doigt, Fukushima doit d’abord être certaine que son client a réellement quitté les Yakuzas. C’est pourquoi celui-ci est interrogé par un officier de la préfecture d’Osaka.La présence de cette prothèse, qui a une durée de vie de plus de 10 ans, aide les anciens Yakuza à obtenir ce que l’amputation leur aurait empêché d’avoir: un travail ou une femme.