Von der Leyen tente de coordonner une action commune pour l’Europe

Ursula von der Leyen – Isopix

La présidente de la Commission européenne demande aux pays membres de lutter ensemble contre le coronavirus. Elle croit en l’efficacité du marché unique et refuse de voir réapparaître les frontières internes.

Cette semaine, de nombreux pays européens ont pris des mesures nationales pour limiter la propagation du virus. L’Italie, en premier, avec la mise en quarantaine des 60 millions d’habitants. La France, la Belgique ou encore l’Espagne ont pris des mesures restrictives pour la population. Toutes ces décisions sont prises unilatéralement. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, aimerait plus de cohésion entre les pays.

Pour cela, elle a créé hier un comité exceptionnel composé épidémiologiste et de virologues. Le but: établir des lignes directrices et des stratégies qui scientifiquement sont considérées comme efficaces. Au final, des décisions seraient prises à un niveau européen, afin que chaque pays, même les moins touchés, participe à l’effort. Von der Leyen a déclaré que l’Allemagne, la France et d’autres Etats membres avaient déjà acceptés de revoir leurs mesures.

Le retour de frontières internes

Si la présidente de la Commission soutient la plupart des mesures prises au niveau national, il y a une chose qu’elle ne supporte pas: la fermeture des frontières. ‘Le marché unique doit fonctionner’ a-t-elle affirmé. L’Italie, la Slovénie, l’Autriche et la République Tchèque ont fermé cette semaine leurs frontières aux voyageurs venant de différents pays européen.

Pour la Commission européenne, cette restriction n’a pas lieu d’être. ‘Les interdictions générales de voyage ne sont pas considérées comme efficaces par l’Organisation mondiale de la santé. De plus, elles ont un fort impact social et économique.’ La présidente propose plutôt de mettre en place des ‘screenings sanitaires’, soit des mesures de dépistage entre les pays de l’Union, mais aussi aux frontières extérieures de l’Europe. C’est déjà le cas par exemple entre l’Allemagne et la Belgique.