Voilà 10 métiers qui n’existaient pas il y a 10 ans

De nouveaux métiers liés à l’évolution de notre société et du monde du travail apparaissent chaque année. Voici 10 emplois qui n’existaient pas il y a dix ans.

1. Développeur d’applications

Si les applications mobiles se sont développées depuis les années 90, elles ont connu un véritable boom avec l’avènement du smartphone. Le premier iPhone est arrivé en 2007 et Android a suivi très peu de temps après. Tout d’abord, les applications visaient surtout les informations de base comme les contacts, les e-mails, la météo, la bourse. Ensuite, elles se sont diversifiées dans le domaine des jeux, des activités bancaires, de la mobilité, de la musique et des réseaux sociaux. 

L’Apple Store a fêté ses dix ans le 11 juillet dernier et comprend maintenant 2,1 millions d’application. Ils ont d’ailleurs souhaité effacer 100.000 applications en 2018 pour se débarrasser de celles jugées inutiles ou dangereuses. Google Play Store contient lui plus de 3,5 millions d’applications. Ce boom numérique a créé un nouveau métier: développeur d’applications. Le développeur va créer et développer des applications mais également adapter celles qui existent pour suivre les tendances du marché. Il peut aussi optimiser des sites web pour les versions mobiles sur smartphones. 

2. Social media manager

Facebook a été créé en 2004 mais à ses débuts, l’inscription était limitée aux étudiants de Harvard. Ensuite, il a permis aux membres de plusieurs autres grandes universités de pouvoir rejoindre son réseau. En 2005, Mark Zuckerberg a ouvert un autre réseau parallèle pour les écoles secondaires. Et puis, il a commencé à faire une incursion dans le monde du travail en ralliant les membres de plusieurs sociétés dont Microsoft et Apple. Ce n’est qu’en septembre 2006 que les personnes âgées de plus de 13 ans ont commencé à pouvoir s’inscrire. Et le site a commencé à décoller en 2008 avec plus de 400.000 inscrits. Maintenant, chaque restaurant, société, site d’informations, business a sa propre page Facebook. Il faut donc des personnes spécialement qualifiées pour gérer toutes ces pages. 

Quant aux deuxième gros réseau social, Twitter, il a été créé en mars 2006 pour se développer progressivement et atteindre le million d’utilisateurs en mars 2008. Comme pour Facebook, toutes les entreprises, commerces, sociétés ont maintenant un compte twitter et savoir s’en servir demande une certaine compréhension des codes qui régissent la plateforme. 

Avec Snapchat ou encore Instagram, Twitter et Facebook forment donc un ensemble de plateformes de communication et de visibilité qu’il faut gérer et pour ce faire, une nouvelle sorte de métier est apparue: le social media manager. Il va prendre en charge la gestion de tous ces réseaux avec du contenu et un ton décidé en adéquation avec la société pour laquelle il travaille. Il se lance également dans des recherches pour saisir les attentes de son audience et il répond à toutes les demandes et les remarques des internautes.

3. Conducteur pour Uber

Uber, cette société qui met en contact les personnes qui souhaitent effectuer un déplacement et des conducteurs a vu le jour en 2009. Au début, elle s’appelait UberCab. C’est Travis Kalanick, Garrett Camp et Oscar Salazar qui ont développé le concept. L’idée leur est venue après un voyage à Paris durant lequel ils ont voulu appeler un taxi mais sans succès. L’application a été lancée à San Francisco et puis s’est étendue progressivement dans différentes villes. Ce qui a donné lieu à un nouveau métier: conducteur Uber.

Pour devenir chauffeur en Belgique, les conducteurs ont besoin d’une licence LVC (de Location de Voiture avec Chauffeur). Mais chaque région (Bruxelles, Wallonie, Flandre) a ses propres dispositions légales. Au niveau des voitures, elles doivent disposer de 4 portes minimum et ne pas excéder les 7 ans. Les véhicules de leasing sont aussi autorisés.

4. Ingénieur dans le domaine des voitures autonomes

Une voiture autonome est une voiture qui est peut rouler sans intervention d’un conducteur. L’autonomie comporte différents stades, du niveau zéro à cinq. Au niveau zéro, le conducteur a un contrôle total de son véhicule. Au niveau un, il y a une assistance pour certaines fonctions mais le conducteur garde le contrôle global. Au niveau deux, certaines fonctions sont autonomes (au moins deux fonctions principales combinées).

Au niveau trois, le conducteur peut céder le contrôle à son véhicule mais seulement dans certaines situations. Au niveau quatre, c’est une conduite autonome sous conditions mais le conducteur peut quitter son siège et au niveau cinq, le véhicule entièrement autonome et un conducteur n’est même pas requis.

En Belgique, les véhicules autonomes devraient faire leur apparition d’ici 2020. Il y a donc toute une série d’ingénieurs qui planchent sur leur conception.

5. Ingénieur cloud computing (le nuage)

Le terme est apparu lors d’une conférence en 2006 durant laquelle Eric Schmidt, PDG de Google à cette époque, a mentionné le mot « cloud computing ». Le cloud computing, « l’informatique en nuages » en français, représente un ensemble de matériel, de logiciels et de réseaux qui sont accessibles à distance pour les utilisateurs privés et les entreprises. Ces derniers se servent de leur ordinateur, tablette, smartphone pour accéder à ses ressources à distance. Toutes ses ressources sont disponibles en libre-service et selon les besoins. Le paiement se fait en fonction de ce qui a été consommé.

Un exemple assez illustratif de ce service est le jeu à la demande: vous pouvez jouer à un jeu que vous avez choisi mais que vous ne possédez pas. Le jeu se trouve en réalité dans le cloud, sur un serveur (comme Steam). Il y a aussi le fameux iCloud d’Apple. Tous vos photos, fichiers, notes et autres sont stockés sur un serveur à distance. De cette manière même si votre appareil ne fonctionne plus, vous avez toujours accès à vos données.

L’ingénieur cloud computing va travailler sur le stockage des données et à leur accès sécurisé depuis différents supports comme les smartphones, ordinateurs et tablettes. Il accompagne les entreprises dans la transition de leur données depuis des serveurs internes par exemple sur le cloud. Il va aussi définir quelles sont les solutions les plus adaptées et les ressources les plus efficaces à utiliser.

6. Data analyst

Au cœur d’Internet, il y a les data, ou « données » en français. Elle sont produites en quantité massive. Les volumes de données augmentent d’ailleurs de 40% par an et augmenteront de 50 fois d’ici 2020 selon une estimation de la société Aureus Analytics (une grande analyste de données) qui est basée à Singapour. Elle ajoute également que 90% de toutes les données dans le monde ont été créées ces deux dernières années. Ce qui est compréhensible car plus l’utilisation du smartphone, des tablettes, des ordinateurs etc augmente, plus les volumes de données personnelles augmentent également. Cette explosion des data a donné lieu à un nouveau métier: le data analyst.

Il va créer des bases de données pour une entreprise et assurer leur bon fonctionnement. Il est également responsable de la modélisation de ces données et va mettre en place différents critères afin d’analyser les data collectées. Il va travailler main dans la main avec le service marketing pour élaborer de nouvelles stratégies selon les informations que les données lui ont révélé.

7. Responsable du développement durable

La développement durable devient de plus en plus important de nos jours. Il y a une grosse prise de conscience générale de la part des individus et des entreprises. Il faut gérer notre quotidien et nos sociétés d’une manière durable pour assurer l’avenir de nos enfants. Et ça, même les sociétés qui ne travaillent pas dans les secteurs « verts » l’ont bien compris. Elles embauchent alors des gens pour les aider à utiliser leurs ressources plus efficacement et à prendre des décisions respectueuses de l’environnement. Et ces gens, ce sont des responsables du développement durable (ou sustainability manager en anglais).

Le responsable du développement s’assure qu’une entreprise a le programme adéquat qui la mènera à un avenir sûr. Il établit des stratégies pour éviter l’épuisement des ressources, s’occupe des besoins des générations futures et planifie la viabilité économique de la société. Il s’assure que l’entreprise respecte les normes environnementales et prend des mesures pour un avenir plus vert. Il va véritablement mettre en œuvre des stratégies qui réduisent les dommages écologiques et favorisent la durabilité à long terme. Objectif qu’il va poursuivre en lien étroit avec le département marketing.

8. Créateur de contenus YouTube

YouTube est un site d’hébergement de vidéos qui a été créé en février 2005 par trois anciens employés de PayPal :Steve Chen, Chad Hurley et Jawed Karim. En avril 2005, la première vidéo a avoir été uploadée est « Mee at the zoo ». C’est une vidéo de 19 secondes postée par Jawed Karim qui commente sa visite au zoo. Plus d’un an plus tard, en juillet 2006, la première vidéo atteint son million de vues. La plateforme est alors rachetée par Google. À cette époque, YouTube atteint un million de vues de vidéo par jour. Trois ans plus tard, il passe à un milliard. Et les chiffres ne cessent d’exploser. En juin 2017, YouTube annonce que chaque mois, 1,5 milliard d’utilisateurs regardent des vidéos sur sa plateforme pendant une durée d’environ une heure. Il y a donc l’équivalent de 1,5 milliard d’heures passées chaque jour à regarder des vidéos sur YouTube.

Il n’est donc pas étonnant de voir l’apparition du métier de créateur de contenus YouTube. On peut aussi les appeler les YouTubeurs. Et c’est devenu un vrai métier même si la plupart ont un autre travail parallèlement à leurs vidéos. Des personnes de différents domaine comme la mode et la beauté (LufyMakes YouUp ou EnjoyPhoenix), le gaming (Squeezie), l’humour  (Norman fait des vidéos) se mettent en scène et postent leurs vidéos sur la plateforme. Les YouTubeurs qui ont du succès peuvent bien sûr monétiser leur contenu. Généralement, ils sont rémunérés par clic (à partir d’un certain seuil) et par des régies publicitaires qui placent des annonces avant ou après leurs vidéos. Ils peuvent également faire des partenariats commerciaux avec des marques pour présenter leurs produits dans leur vidéo, c’est le cas notamment des YouTubeuses beauté. Tout cela génère pas mal de revenus, même s’il est encore difficile d’en vivre actuellement.

9. Opérateur de drones

Les drones sont nés après la Première Guerre mondiale mais ils étaient essentiellement utilisés par l’armée. Ces dernières années, des drones civils ont fait leur apparition. Ils sont utilisés pour surveiller du matériel qui est difficilement accessible ou par exemple par les biologistes pour recenser les espèces. Ils servent aussi à réaliser des prises de vues aériennes pour les vidéastes, ce qui leur évite la couteuse utilisation d’un hélicoptère. Le marché c’est même étendu au grand public et on trouve maintenant des drones à bas prix pour filmer ses vacances par exemple. 

En Belgique, les exigences auxquelles vous devez vous plier dépendant de la catégorie de votre drone. On en compte trois: classe 1, classe 2 et usage privé (vous pouvez retrouver toutes les informations sur le site du SPF Mobilité). Si votre drone pèse moins d’un kilo et que vous souhaitez le faire voler uniquement au-dessus d’un terrain privé, alors il tombe dans la catégorie usage privé et vous n’avez pas besoin d’une licence ou de le faire enregistrer. Si vous le faites voler hors d’un terrain privé mais également hors des espaces aériens contrôlés, des villes et des communes, sans survoler des personnes, alors il fait partie de la classe 2 et vous devez posséder une attestation de télépilote ou une licence de télépilote. Tous les autres espaces tombent sous la classe 1 (ainsi que si votre drone pèse plus de 5 kilos) et vous devez également obtenir une licence de télépilote.

Une nouvelle fonction est apparue avec l’élargissement de l’utilisation de cette technologie: opérateur de drones. Ils sont sollicités dans les secteurs de la surveillance, de la photo et de l’audiovisuel. L’opérateur drone est un pilote professionnel qui est capable de réaliser tous types de prestations aériennes. Et il y a des écoles qui forment spécialement à ce métier. Elles apprennent l’apprentissage du pilotage ainsi que toutes les règles de sécurité à respecter. Il faut pouvoir procéder aux vérifications, relever les paramètres de navigation, rédiger des rapports de vol etc.

10. Millenial generational expert

Les millenials, aussi appelée génération Y, ce sont toutes les personnes nées entre 1980 et 2000. Ils ont leurs propres pratiques qui sont, généralement, très différentes de celles de leurs parents. Mais surtout, ils constituent une catégorie très importante pour les industriels car s’ils ont globalement des revenus inférieurs à ceux de leurs parents, ils s’achètent beaucoup plus de biens de consommation. Les millenials ont une grosse capacité d’engagement envers certaines marques et ont un goût pour l’instantané. Quand ils ont envie de quelque chose, ils veulent pouvoir se le procurer à l’instant.

Toutes ces caractéristiques sont très importantes pour les industriels et c’est ce qui explique l’avènement d’un nouveau métier: le millenial generational expert. C’est un expert en marketing qui connait toutes les habitudes de consommation de la génération Y et qui propose des stratégies pour améliorer les produits d’une société pour qu’ils collent exactement à ces habitudes. Il aide les marques à se renouveler pour rentrer dans la sphère des millenials.